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Accueil » Critiques » Le saigneur de la jungle
Le saigneur de la jungle Critique de
Le saigneur de la jungle
par Philip Jose Farmer
chez Jacques Glénat
1 novembre 1975
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Allez, la farce est dite... Décembre 14, 2015

Sherlock Holmes vs Tarzan… J’ai lu (et vu) mon détective préféré mis à toutes les sauces et avec bon nombre de personnages célèbres, mais l’histoire avec le Roi de la Jungle, je n’avais pas encore eu l’occasion de la lire !

Ayant récemment pu acquérir ce petit pastiche holmésien, je me suis empressée de ne pas trop le laisser trainer dans les étagères.

Ce qu’il en ressort de la confrontation de ces deux monuments littéraires ? De cette confrontation entre un cerveau et des muscles ? Vaut mieux ne pas avoir le second degré en option sinon, vous risquez fort de grincer des dents lors de la lecture.

J’avoue que j’ai failli lâcher le roman quand Holmes a dit "Ce trou du cul"… Entendre ça de sa bouche, c’est inhabituel, impensable, non canonique ! Plus tous les noms d’oiseaux dont il affuble certains, j’avoue que j’ai eu un peu de mal.

Heureusement que le roman donnait le ton dès le départ : Tous les personnages de ce roman sont réels. Toute ressemblance avec des personnages de roman serait absolument fortuite.

Parce que oui, nous sommes ici dans la farce le plus totale mais le voyage a le mérite d’être court et dépaysant : Londres, durant la Première Guerre Mondiale, puis dans un avion qui vous secoue de tous les côtés, avec un Holmes qui vous vomira dessus, puis dans un autre avion, on passe dans un zeppelin, on termine dans la brousse africaine, avec Tarzan, puis avec des indigènes et le Von Bork du Dernier coup d’archet…

Dans ce roman, tout le monde est très typé, surtout nos deux anglais qui le resteront jusqu’au bout du petit doigt levé durant l’heure du thé. Quant à Watson, il ne brillera pas par son intelligence et aura même le rôle de l’homme qui ne peut rester insensible aux charmes féminins.

Bref, on ne se prend pas au sérieux, même dans la bacille que Holmes doit récupérer afin d’éviter que les Allemands l’utilisent durant la Guerre. Oui, ici, tout est poussé, détourné, ridiculisé ou canonisé afin de vous faire sourire et hausser les sourcils devant des comportement pas du tout holmésien.

Mais qu’importe la bouteille, j’ai ressenti l’ivresse du burlesque. La farce est efficace. Le grotesque est tenu en laisse et ne débordera pas de trop. Plus aurait été contre-productif.

À savourer dans son divan, les doigts de pieds en éventails, sans prise de tête, le second degré enclenché et sans avoir peur de voir Holmes dans des situations peu communes, utilisant un langage plus que fleuri, un Watson un peu balourd et un Tarzan roi de la jungle fort peu conventionnel aussi.

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