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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes - Au sommet de son art
Sherlock Holmes - Au sommet de son art Critique de
Sherlock Holmes - Au sommet de son art
par Jean-Pierre Banville
chez Ibex Books
1 avril 2015
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Sherlock Holmes atteint des sommets Juillet 15, 2015

Ce titre est donc à prendre au sens littéral puisque l'auteur est un féru d'alpinisme et que chacune des six nouvelles composant ce court
volume se déroule dans le milieu des conquérants de la montagne. À première vue, cela semble promettre une lecture un peu aride pour
quiconque n’est pas intéressé par ce sport en particulier. Il n'en est rien. Chaque texte est empreint d’humour, le rythme est alerte et,
contrairement à d’autres livres du même genre, consacrés à un milieu sportif donné, (on songe aux « Navigations de Sherlock Holmes ») ce
volume se lit avec plaisir et les alpinistes sont présentés comme de joyeux farfelus voire des déjantés catégorie poids lourds ! L'auteur
fait montre d’une certaine connaissance du canon sans pour autant accumuler les références. On sourit souvent aux déboires de nos deux
héros, particulièrement aux aventures galantes de Watson avec ses clientes qui sont, ici, abordées de front. On rit même franchement
lorsque Sherlock Holmes joue du cor des Alpes (oui, oui !) pendant que Watson honore sa belle ! Quant aux histoires proprement dites, même
si quelques-unes sont un peu trop vite expédiées, elles en valent bien d’autres et, malgré l’humour un peu absurde dont sont saupoudrées
les enquêtes, ces dernières restent relativement construites, ne partent pas dans le « n’importe quoi » et font même, parfois, preuve d’une
certaine originalité (« Le bloc erratique »). Bref, sans atteindre réellement des sommets, ce livre permet de passer un moment agréable
avec les personnages de sir Arthur Conan Doyle, un peu malmenés, certes, un peu moqués, un peu démythifiés mais, sommes toutes, avec
beaucoup de respect. Au niveau de l’écriture, cependant, il arrive fréquemment à l’auteur, canadien français, d’employer des tournures de
phrases qui risquent de faire sursauter le lecteur du vieux continent. Entre « nous parcourûmes un bon deux miles » plutôt que « nous
parcourûmes deux bons miles » et un « œil de vitre » plutôt qu’un « œil de verre » se glissent d’autres formules aux consonances étranges.
Pas bien grave et même assez plaisant à la longue. En revanche, on ne peut que tiquer devant quelques erreurs pures et simples comme ce
terrible « nous prirent le dernier train » en lieu et place de « nous prîmes » et ce nettement plus cocasse « il était vêtu d’un pantalon
court en cuir et d’une très longue pipe ». Autrement dit, une sérieuse relecture aurait été la bienvenue avant publication ! Reste, je le
répète, en dehors de ces scories, que le livre atteint sans problème son but : il se veut drôle et, franchement, il l'est !

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