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Accueil » Critiques » Dr. Watson, T1 : Le Grand Hiatus
Dr. Watson, T1 : Le Grand Hiatus Critique de
Dr. Watson, T1 : Le Grand Hiatus
par
chez Soleil
15 octobre 2014
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
À la recherche du Holmes perdu... Janvier 11, 2015

C’est assez mitigée que je ressors de la lecture de ce nouveau tome paru aux éditions Soleil.

Non pas que je n’ai pas aimé, mais il y a quelques petites pierres d’achoppement qui, tel un petit gravier dans la chaussure, m’a gêné durant la marche, sans pour autant la freiner.

Nous sommes en 1891, Sherlock Holmes vient de disparaître dans les chutes de Reichenbach, poussé dans le vide par le professeur Moriarty. Le corps de Sherlock n’a pas été retrouvé.

Notre brave docteur Watson est persuadé que son ami est encore vivant et qu’il retenu prisonnier par Moriarty, quelque part dans Londres. C’est donc seul qu’il va mener son enquête, s’enfonçant de plus en plus dans des délires paranoïaques et laissant sa femme, enceinte, seule à la maison.

Ce qui m’a plu, c’est que le scénariste nous plonge dans l’étonnement le plus absolu avec un Watson amaigri et au fond d’un puits d’ossements, sans que l’on sache si cela tient du délire, d’un cauchemar ou de la réalité.

Les différents tons de sépias et d’ocres donnent à l’album des teintes chaudes, la ville de Londres est réaliste et les dessins sont bien fait. De ce côté là, rien à reprocher.

Par contre, j’ai tiqué sur le personnage de Watson qui se retrouve avec des cheveux blancs comme s’il avait 60 ans. Hors, étant né aux débuts des années 50 (selon les holmésiens), il ne devait pas avoir plus de 41 ans au moment de la disparition de son ami.

En fait, tout le problème vient du personnage de Watson…

Qu’il soit brisé à la mort de Holmes, je peux comprendre, c’était son ami. Mais qu’il en arrive à délaisser son épouse, enceinte jusqu’aux dents, pour courir derrière une chimère, là, je cale un peu.

L’amitié, c’est une chose, mais doit-on, au nom de cette amitié, abandonner son foyer, sa femme aimante, et courir les rues ? Doit-on en arriver à se droguer alors qu’on a soit même reproché à son ami d’avoir recours à ces stimulants ?

Pourtant, Watson était bien parti, menant même une enquête avec brio, en appliquant les méthodes de Holmes et du Dr Bell, qui déduisait la maladie de son patient en l’observant (le Dr Bell est le point de départ du personnage de Sherlock Holmes).

Et puis, ensuite, ça part évidement dans le fantastique et Watson n’est plus le point fixe dans le monde en mouvement que Holmes vantait.

La dernière page laisse planer bien des questions et je pense que je devrai relire l’album afin de mieux m’en imprégner et peut-être, qui sait, de le voir sous un autre œil.

Une chose est sûre, il a éveillé ma curiosité et je compte bien la réduire au silence en achetant le prochain album.

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