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Accueil » Critiques » Moriarty
Moriarty Critique de
Moriarty
par Anthony Horowitz
chez Calmann-Lévy
29 octobre 2014
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Aux chutes de Reichenbach... Qui est Mort-Iarty ? Décembre 13, 2014

— Demandez le Strand ! Demandez le Strand ! Sherlock Holmes mort dans les chutes de Rechenbach… Le Strand, lisez le Strand…

Difficile de vous parler de ce livre – qui se passe juste après la disparition de Holmes – sans dévoiler les bijoux de la couronne… Il me faudra donc être le contraire de bavarde tout en vous donnant tout de même l’envie de le découvrir.

Dans les récits canoniques (ceux écrits par Conan Doyle), on ne peut pas dire que le docteur Watson ait été tendre avec les compétences d’enquêteurs des inspecteurs de Scotland Yard…

Les mauvaises langues diraient même « Compétences ? Quelles compétences ? ».

Altheney Jones ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable dans l’affaire de Lauriston Garden (Le Signe des Quatre).

Holmes disait d’ailleurs « « Lorsque Lestrade, Gregson ou Athelney Jones donnent leur langue au chat – ce qui devient une habitude chez eux – c’est moi qu’ils viennent trouver ». C’est vous dire que je craignais de me retrouver face à un imbécile lorsque j’appris qu’il faisait partie des personnages principaux de ce roman.

Et bien, j’ai eu peur pour rien puisque je le retrouve avec plus de compétences et de jugeote que dans l’affaire Sholto ! L’esprit Saint aurait-il chu sur lui ?

Non, il a juste étudié les méthodes de Sherlock Holmes – récemment disparu dans les chutes du Reichenbach – et apparemment, ça fonctionne !

Et les bandits, dans tout cela ? Ben, ça s’exporte bien, un truand… et ce n’est pas un océan qui va l’en empêcher.

C’est ce qu’apprend l’inspecteur Altheney Jones de la bouche de Frederick Chase, détective chez Pinkerton : un truand américain, chef d’un réseau de criminels, voulait s’associer au professeur Moriarty, le Napoléon de Crime de Londres. D’ailleurs, le truand est déjà à Londres et devait avoir une entrevue avec Moriarty dans les prochains jours.

Petit problème, le Napoléon du Crime se trouve raide étendu sur une table, à Meiringen, en Suisse, la petite étiquette accrochée au poignet, suite à sa chute dans les chutes.

Ce n’est pas un exil à Saint-Hélène, qu’il nous fait, mais un chez Saint-Pierre. Dans ces circonstances, difficile pour le Napo d’avoir une entrevue avec son homologue yankee.

Les deux hommes, Jones et Chase, vont devoir mettre tout en œuvre afin de remonter la filière américaine.

Comme Conan Doyle aimait le faire, nous avons des références au Nouveau-Monde que tout oppose avec la vieille Angleterre.

Du rythme, du suspense, une enquête, des pistes à suivre, des cadavres qui se ramassent à la pelle, des vieilles connaissances, des déductions, le tout servi par une plume enthousiaste qui nous offre un récit qui se lit d’une traite.

Les deux personnages principaux sont agréables à suivre, entrainants et on a vite fait de les considérer comme deux vieux amis, surtout quand Altheney Jones met en pratique les méthodes du Maître.

Il y a une autre chose qui m’a emballée dans ce roman mais je ne puis vous en dire plus.

Sachez juste que ce livre a été une belle surprise et que je me suis bien éclatée lors de sa lecture.

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