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Accueil » Critiques » O Xangô de Baker Street (2001)
Critique film
O Xangô de Baker Street (2001)
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un film d'anthologie (du ridicule) ! Octobre 27, 2007

Quand on a lu le « Elémentaire ma chère Sarah » dont est très fidèlement tiré ce film, on ne peut pas en attendre quelque chose de bien… Et on a raison ! C'est toutefois... extraordinaire.

J'ai vu ce film en VO, c'est à dire en Portugais, Anglais et Français, ce qui est un (bon) point curieux mais qui confine au réalisme pour le langage des personnages selon leurs origines. Les décors et paysages sont intéressants, les ambiances travaillées, et en même temps pas si loin de la nullité d’une telenovela, quand par exemple telle courtisane se met à se déhancher sur une samba jouée au piano par un domestique noir « mais » cultivé.

Nous retrouvons un Holmes nullissime (avec qui plus est un acteur peu crédible dans le rôle, Joaquim de Almeida qui n'a pas du tout le physique du personnage) et pourtant invité par les autorités Brésiliennes, sur les conseils de Sarah Bernhardt (ah ! la charmante Maria de Medeiros !), et un Watson fade et réac’ qui ne la regarde même pas : tout se perd ! L'enquête (le mot est fort) se déroule dans les milieux intello-artistico-courtisans. L'intrigue est un prétexte pré-Jack L'éventreur, qui nous permet de suivre ce duo bien peu crédible, Sherlock Holmes, au dessous de tout, ne supportant ni le cannabis local (il rate ainsi une chance de perdre sa, heu... son « honneur » dans le livre, à mon souvenir, mais y réussit fort bien dans le film), ni la nourriture, et là il perd à jamais toute la contenance Victorienne qu’on aurait digestivement pu attendre du héros.

Autre scène d'anthologie, celle d'un Sherlock Holmes embarqué par la police pour outrage aux mœurs quand il se fait chevaucher par la belle dans un parc public. N'oublions également pas un piteux duel au violon devant la cour royale. Rien dans tout cela ne vient rappeler un humour non-sense anglais comme d'autres parodies (celle de John Cleese ou celle de Gene Wilder par exemple) ont pu tirer du héros canonique. Je passe également sur une scène d’autopsie qui tourne au rugby, le foie faisant office de ballon, devant le père de la victime…Sans parler des cordes de violon retrouvées sur le pubis de chaque victime de l'assassin en série.

Tout cela au point que j'en arriverai presque à conseiller, non pas de voir, mais au moins d’avoir vu une fois ce film, juste pour savoir à quel point il est possible de gâcher sinon un concept, tout au moins de la pellicule. Je met toutefois un avis 50/50, parce que, vraiment, il fallait oser tout cela. Etonnant non ?!

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