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Accueil » Critiques » Scotland Yard, T2 : Poupées de sang
Scotland Yard, T2 : Poupées de sang Critique de
Scotland Yard, T2 : Poupées de sang
par
chez Soleil
3 juillet 2013
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
♫ Je suis une poupée de cire, ♪ une poupée de sang… Juillet 7, 2013

♫ Je suis une poupée de cire, ♪ une poupée de sang…♫
♪Mon âme est gravée dans mes poupées, ♫Le sang, j’vais l’faire couler ♪

(Moi aussi je peux massacrer France Gall et ça ne me rapporte pas un balle !).

Avant de me replonger dans ce second tome, j’ai repassé en revue le premier et je me suis rendue compte que Mary Pearcey, la sage-femme que l’on pendait, avait été réellement suspectée d’être Jack l’Éventreur (merci "Science & Vie Hors Série" n°263 pour la confirmation). La relecture, ça a du bon.

Dans le tome 1, nous avions eu la mise hors circuit du malade mental Carfax, mais il reste toujours son acolyte dans la nature : Renfield ! Un sacré sadique malade mental, lui. Oui, il se nomme Renfield, comme le malade mental dans "Dracula" et je viens de recroiser Bram Stoker !

Alors ce tome 2 ?

1854… D’entrée de jeu, on commence par apercevoir un pan de l’enfance du petit Renfield, chez ses deux tantes perverses qui le logeaient dans un placard, le frappaient, l’affamaient,… Son seul divertissement était de jouer avec ses poupées, abîmées elles aussi par ses tantines sadiques. Et puis un jour, il a mis fin au supplice… Couic les tantines !

Renfield, c’est un terrifiant buveur de sang qui a régressé de façon quasi-animale après cette enfance brisée. Cet homme faisait trembler les plus grosse crapule de la prison. C’est vous dire que le méchant est à la hauteur.

Le but de ce chasseur solitaire ? Une quête… La seule chose qui puisse lui rappeler sa part d’humanité : les poupées d’une enfance brisée.

La mission de l’inspecteur Gregson, du docteur Seward et de Faustine Clerval est de l’arrêter à n’importe quel prix… Non, pas de spoiler sur la fin !

Les dessins sont toujours en aquarelles délavées, les cases sont toujours disposées de manière non linéaire, avec quelque fois, comme pour le tome 1, une grande illustration dans le fond et des cases dispersées au milieu de la page, pour mon plus grand plaisir.

Mais il y a un bémol : l’histoire aurait peut-être dû être contée en trois tomes (et non 2) à cause de tout les éléments qu’elle contient, de tous les personnages que l’on croise, qu’ils soient réels ou littéraires, et, ma foi, cette profusion de détails auraient bien mérité un plus long développement.

Autre petit soucis : nous sommes en 1889… et les personnages parlent de Sherlock Holmes au passé, comme s’il avait déjà disparu. Heu, 1889 ? Avec deux ans d’avance sur le canon ?? Bizarre.

Par contre, les personnages sont toujours bien campés, Gregson a mis les poings sur les "i" avec Lestrade (oui, les "poings" et pas les "points") et ça lui a fait du bien de s’affranchir de sa mauvaise influence.

Wiggins a l’air de se soustraire à la pègre londonienne (bon, en 1889, il aurait dû être un Irréguliers de Holmes et pas de Moran – ce dont il ne fut jamais dans le canon) et Faustine Clerval, notre "ange" a plus d’un tour dans son sac, ou dans la valise.

Les allusions au calvaire qu’a subit Renfield sont coloriées en gris et sont peu nombreuse, à nous de nous imaginer ce que ces deux bigotes tyrannique auraient pu lui faire d’autre comme mal.

Le rythme est soutenu, le final nous donne le point de départ d’un futur célèbre roman mais, comme je l’ai dit, un tome de plus n’aurait pas fait de tort, il y avait matière à exploiter bien plus sur les personnages secondaires nommés mais dont on ne sait rien de plus; sur l’enfance de Renfield et sa vie à la prison de Newgate; sur sa rencontre avec Carfax; sur leurs matériel sadique; sur leur modus operandi;…

Bref, il y a tout un potentiel non exploité qui frustre le lecteur curieux. Si vous mettez votre curiosité de côté, no problem ! Les deux bandes dessinées se lisent avec plaisir.

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