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Accueil » Critiques » Les enquêtes d'Enola Holmes, T5 : L'énigme du message perdu
Les enquêtes d'Enola Holmes, T5 : L'énigme du message perdu Critique de
Les enquêtes d'Enola Holmes, T5 : L'énigme du message perdu
par Nancy Springer
chez Nathan
15 avril 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Excellente lecture pour la détente Juillet 6, 2013

Je dépose plainte : le roman est plus court que les précédents, seulement 200 pages ! L’intrigue policière est intéressante, toujours agréable à lire et on s’attache à Enola. Je sens que je vais avoir du mal à la quitter.

Le style d’écriture est toujours agréable, bien écrit, il y a des situations cocasses, les explications sur la société victorienne ainsi que les descriptions de Londres sont réalistes, sans oublier que nous avons le combat "beaux quartiers vs bas-fonds", les péripéties d’Enola et le chassé-croisé avec son frère Sherlock ne sont pas dénués d’humour.

Quel chassé-croisé ? Mais enfin, vous suivez ou vous venez de prendre le train en marche ? Pour les p’tits derniers, Enola Holmes est la sœur cadette de Sherlock et Mycroft Holmes, leur mère a disparu et la petite de 15 ans a filé à l’anglaise, elle vit seule à Londres et fait tout ce qu’il faut pour ne pas tomber dans les mains de ses frères, qui souhaitent l’enfermer dans un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille.

J’ai regretté de ne pas avoir de nouvelles de maman Holmes. Rien, nada, que dalle. Maman ne répond pas aux petites annonces codées de sa fille et aucune indiscrétions ne transpire de chez les vieilles rombières : silence radio total.

Perturbant car je pensais (et je ne dois pas être la seule à l’avoir pensé) que Nancy Springer allait, au fur et à mesure des tomes, nous ramener vers l’élément déclencheur de la série, à savoir : maman partie, provoquant l’arrivée des frangins Holmes, entrainant la fuite d’Enola, son émancipation et le début de sa carrière d’apprentie détective.

Peut-être est-ce voulu… Une vision fugace de la fin m’étant venue à l’esprit, me faisant pencher pour… Non, je ne dirai rien ! Seul le tome 6 me dira si j’ai bien deviné.

Point de vue intrigue, c’est un peu différent : la logeuse d’Enola, la vieille Mrs Tupper (ware ?) a reçu d’étranges menaces via un billet anonyme.

La vioque est kidnappée et sa maison retournée de fond en comble.

Non mais, ça va pas, non ? On s’attaque aux p’tits vieux qui n’ont même pas une épargne pension digne de ce nom ?

Le sang d’Enola Holmes ne fait qu’un tour. Pourquoi s’en prendre à une veuve sans le sou, dont la seule richesse semble être une robe de crinoline en soie bleu de Prusse. Si encore elle avait eu des actions dans les pétrochimiques…

Quoi ? Qu’est-ce que je viens de dire, là ? Elle possède une robe de crinoline en soie bleu de Prusse ? Hé, fashion victim, la Tupper (ware) ? Comment possède-t-elle cette super robe, elle ? Volée au Zara du coin ?

Comme nous sommes en 1889, pas question de Googeliser le nom de la logeuse, donc, on travaille à l’ancienne et on fouille le passé de la dame.

Enola va croiser, durant son enquête, l’ombre d’une grande dame, recroiser par la même occasion Sherlock qui passait dans le coin, avant de faire feu des deux fuseaux pour ne pas qu’il lui mette la main au collet.

A peine plus de 200 pages, le livre ! Pas à dire, ça frétille dans tous les sens, même si l’intrigue, bien qu’agréable et distrayante à lire, ne fera jamais repousser les jambes d’un cul-de-jatte ou casser les trois pattes d’un canard.

Oh, tiens, une lueur chez Sherlock ! Non, il ne vient pas de souscrire à la fée électricité chez Electrabel ou GDF-Suez, mais il est en train de comprendre que le bonheur de sa petite sœur n’a pas de prix, qu’il ne se bride pas comme un cheval et qu’il ne se met pas en pensionnat…

Vivement la suite ! Oh, ce sera déjà le dernier de la série… Snif.

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