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Accueil » Critiques » Un rival pour Sherlock Holmes
Un rival pour Sherlock Holmes Critique de
Un rival pour Sherlock Holmes
par Béatrice Nicodème
chez Hachette
1 juin 1996
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Une lecture sans prise de tête Juillet 6, 2013

- DEMANDEZ L’ÉDITION DE CE MATIN ! ÉDITION SPÉCIALE ! LA CRITIQUE DE LA NOUVELLE AVENTURE DE WIGGINS L’APPRENTI DÉTECTIVE EST ARRIVÉE.

SERA-T-IL UN RIVAL SHERLOCK HOLMES ? VOUS LE SAUREZ EN LISANT LA CRITIQUE.

Wiggins, orphelin de père, vit à Whitechapel, seul, sa mère étant logée chez les maîtres qu’elle sert. Il vend des journaux à la criée (d’où mon intro en gueulant) et là, ce matin, stupeur ! On a retrouvé un survivant du naufrage du bateau le "Francis Drake", après 8 ans. Wiggins espère que ce soit son père, marin du Drake et disparu en mer avec le navire.

Hélas pour lui, ce n’est pas son père, mais un autre marin, Mr Black, qui dit avoir bien connu son père et qui le charge d’une mission : retrouver un certain Charleston, non pas pour le faire danser, mais pour tenter de récupérer l’argent gagné au jeu par Black et papa Wiggins que Charleston avait volé (il n’était pas sur le navire, lui).

Wiggins, apprenti détective, à encore beaucoup à apprendre… Moi, j’ai vu venir la combine de loin, surtout quand l’homme lui a expliqué qu’il avait perdu son oreille à cause d’un crocodile… Un détail me frappa soudain (déjà que j’étais plus que méfiante).

Hé, on me l’a fait pas à moi ! J’ai vu "Crocodile Dundee" au moins 10 fois, dont la première au ciné. Faut pas me prendre pour une débile, les crocos, ça me connait ! D’ailleurs, ils fabriquent des sacs et des souliers magnifiques.

Hélas, Wiggins n’avait pas vu le film et ne possédait pas non plus la chaîne du National Geographic comme moi… Année 1889 oblige. Il ne voit pas venir l’autre avec ses gros sabots et se lance sur la piste de Charleston, tout en continuant de vendre les journaux.

Et oui, à cette époque là, les gamins du East End bossaient – ou volaient – pour ne pas crever de faim (et ça revient à l’ordre du jour depuis la crise, le travail des gosses, je veux dire), Wiggins n’y échappe pas et la viande n’est pas au rendez-vous chaque soir dans son assiette.

Heureusement que pour arrondir ses fins de mois, il a la chance d’être souvent engagé par Sherlock Holmes. Wiggins veut devenir détective, comme lui.

Ce 3e roman mettant en scène le jeune Wiggins est plus épais que ces précédents, et donc, plus étoffé.

Notre détective en herbe se retrouve avec deux enquêtes sur les bras : retrouver Mr Charleston ainsi que le propriétaire de la bourse en cuir de Russie perdue lors d’un vol au ministère, c’est un vrai casse-tête !

La mission confiée par Sherlock Holmes se révèle encore plus périlleuse, pour notre plus grand bonheur. Wiggins va devoir faire preuve de ruse, de courage et avoir des yeux dans le dos. Heureusement qu’il a des bons copains parce que Holmes n’a pas l’air de vouloir l’aider.

En est-il si sûr ??

Quelques surprises au menu, des filatures, des pièges, des déguisement à la pelle, un peu d’humour dans les réflexions du garçon. Et les deux histoires, seraient-elles si séparées que cela ?

Le style d’écriture est simple et conviendra aux enfants à partir de 10 ans (je précise pour Jeranjou) qui voudraient découvrir Sherlock Holmes.

La personnalité du détective est bien respectée, il est présent mais n’étouffe pas Wiggins, qui a encore fort à faire avant de faire de l’ombre à Holmes. Un rival ? Pas encore pour tout de suite, mais il y travaille.

Quant à l’intrigue, elle est fournie (187 pages) mais reste simple dans ses ramifications. C’est même Wiggins qui s’y perd à la fin !

Une lecture sans se prendre la tête, rapide et agréable. Une pause bienvenue si vous vous enfilez des romans noirs l’un à la suite de l’autre.

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