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Accueil » Critiques » Einstein et Sherlock Holmes
Einstein et Sherlock Holmes Critique de
Einstein et Sherlock Holmes
par Alexis Lecaye
chez Payot
1 janvier 1989
» voir la fiche bibliographique
par
Morgane
Ses autres critiques
Ne vous fiez pas au 4è de couverture ! Juillet 1, 2013

Surtout, surtout, ne vous fiez pas au 4e de couverture de ce livre. Loin d'être une histoire parodique sans queue (hum hum…) ni tête, voici une enquête très fine et très bien documentée, épicée à l'humour. Pas c'est PAS une parodie, entendons-nous bien !

Le rythme de narration est similaire à ce que Doyle avait fait dans le Chien des Baskerville. Les phrases sont bien tournées, le vocabulaire est riche mais pas trop, c'est facile et agréable à lire.

Les personnages sont très bien rendus et, à un ou deux détails près, très fidèles au canon. Le développement psychologique des uns et des autres est très fin et très intéressant, la réapparition d'anciens personnages tirés du canon est totalement justifiée, au contraire de ce qu'on aurait pu croire en se fiant uniquement au résumé du dos du bouquin. Les références faites à Moriarty sont pertinentes et magistrales : ENFIN un livre qui le reconnaît comme un mathématicien s'adonnant à des activités criminelles, et non comme une sorte de parrain de la mafia au rabais. La scène du débat entre mathématiciens et physicien m'a tiré des larmes de bonheur, tellement elle rend bien le climat habituel entre ces deux branches de la science. L'auteur, de plus, cerne très bien les mécanismes de réflexion et de résolution d'enquête "holmésiens". Le personnage d'Irène, tout particulièrement, est très bien soigné et m'a tiré des glapissements de bonheur.

Seul le professeur Krafft-Ebing et son histoire de vaches (si seulement il n'y avait que les vaches…) est "lourd" et dispensable. D'accord, c'est un personnage historique. D'accord, il est très bien documenté. Mais punaise, on se passerait bien de sa présence dans ce récit.

La documentation est rigoureuse sur tous les plans. Le contexte historique dans lequel se déroule l'histoire est très bien rendu. Les personnages historiques sont fidèles et sonnent vrai, ils ne donnent pas du tout l'impression de n'exister que pour "faire vendre", au contraire, ils rajoutent du relief et enracinent le récit dans son contexte historique. Les explications scientifiques sont claires et justes.

Le développement des débuts du courant féministe est très bien décrit, de même que l'effet de l'éducation patriarcale sur l'esprit des premières féministes. Pour les curieux, c'est à la page 201.

Malheureusement, quelques coquilles, notamment le chevalier d'Éon, orthographié à tort "Déon".

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