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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes et le Nécronomicon, T1 : L'Ennemi intérieur
Sherlock Holmes et le Nécronomicon, T1 : L'Ennemi intérieur Critique de
Sherlock Holmes et le Nécronomicon, T1 : L'Ennemi intérieur
par
chez Soleil
24 août 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Si Conan Doyle avait eu un fils avec Lovecraft, ça aurait donné ce récit Juin 21, 2013

Si Conan Doyle avait eu un rejeton avec H.P. Lovecraft, sans nul doute que le fiston nous aurait concocté cette série, mélangeant le héros de papa numéro 1 (Conan Doyle) avec l’univers de papa numéro 2 (Lovercraft).

La science n’en étant pas encore arrivée à faire se reproduire deux hommes (les femmes sont encore irremplaçables), nous nous contenterons donc d’un scénariste qui intègre Sherlock Holmes dans des aventures "fantastiques".

Attention, je parle là d’univers fantastique "pour de vrai", pas d’histoires qui auraient tout du fantastique (un chien sortit droit des Enfers, par exemple) mais qui n’en seraient pas (le chien est couvert de phosphore).

Ceci n’est donc pas un récit Canada Dry©. Si ça a le couleur du fantastique, c’est parce que c’est du fantastique et le goût est bien là.

Bon, que je vous situe l’histoire : suite de sa victoire sur Selymes le vampire (là plus aucun doute pour les derniers réfractaires, on est bien dans le fantastique), Sherlock Holmes a quitté Londres. Désormais, il est Thomas Sigerson et participe à une expédition scientifique en Arctique.

Se les geler sur un bateau est pour lui la concrétisation d’un vieux rêve.

Mais non, je plaisante. En fait, Holmes comptait sur ce voyage dans le froid (moi, j’ai 35C°, là) pour arriver à se délivrer du passé, c’est raté parce que ce n’est pas si simple que cela. D’ailleurs, chassez le passé et il ressurgira, non pas au galop, mais sous une forme inattendue.

Moriarty is back ?? Est-ce possible ? Bizarre, son profil "Fesse de Bouc"© n’a pas été modifié… Ah, peut-être n’est-il pas encore arrivé à refaire surface (quand on tombe dans des chutes, faut remonter à la surface) et compte-t-il sur un p’tit coup d’pouce pour y arriver. En tout cas, il hante les pensées de Holmes.

Pensées ou réalité ? Je ne vous dévoilerai rien.

Un nouveau combat va s’engager et ici, ce n’est pas la force brute qui peut vous aider, mais le savoir. Mais il est des secrets dont les hommes devraient se garder. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes…

Oui, on a beau aimer les livres, on sait que pour certains, les pages ne devraient jamais être tournées… Holmes va avoir beaucoup à faire face à une arme et des ennemis peu conventionnels : pas de vipère des marais ou de toutou affamé, pas de maître-chanteur ou de bandits, non, rien de conventionnel, je vous dis.

Impression ? Le Londres de l’époque victorienne (nous sommes entre 1891-1894) est bien représenté par le dessinateur, hormis Holmes dont le visage est assez inexpressif, comme figé.

Le scénario est bien ficelé, on se pose des questions et l’auteur nous entraîne à la poursuite du Nécronomicon, ce livre au pouvoir immense.

Évidemment, cliffhanger pour la fin. Heureusement que cette série ne comptera que deux tomes, l’attente est moins longue et pas de risque que l’auteur nous fasse traîner le truc en longueur, comme certains.

A découvrir de toute urgence si le mélange Holmes/fantastique ne vous rebute pas. Moi, il ne me rebute que lorsque c’est mal fait, ce qui n’est pas le cas ici. Du tonnerre.

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