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Accueil » Critiques » La vie privée de Sherlock Holmes
La vie privée de Sherlock Holmes Critique de
La vie privée de Sherlock Holmes
par Michael Hardwick / Molly Hardwick
chez Le Masque
1 décembre 1991
» voir la fiche bibliographique
par
Morgane
Ses autres critiques
Une histoire de cul, sans le cul Juin 20, 2013

Oh. Mon. Dieu. Ce livre a été écrit par Captain Cliché un jour de cuite. La citation "les maîtres du roman policier" sur la couverture est un mensonge éhonté. Tous les Écossais sont en kilt, Holmes porte la deerstalker et le macfarlane, c'est bourré de copié-collé du canon complètement mal placés, bref, c'est affreux. Le scénario est aussi développé que celui d'un bouquin porno, mais sans les scènes de cul.

Pourtant, ça commençait bien ! Un super chapitre d'intro dans lequel on découvre le petit-fils de Watson, pas du tout concerné par son ancêtre, et un banquier au contraire fan invétéré, qui ouvrent un récit inédit. Ils commencent à lire…

…et c'est LÀ que VOUS devez arrêter de lire. Parce que la suite, c'est gratiné. Une dispute longue d'un chapitre au sujet de la cocaïne. Un chapitre dans lequel une danseuse essaye de persuader Holmes d'être le père de son futur enfant. Des sous-entendus "de la jaquette" déposés dans le manuscrit avec la délicatesse d'un éléphant qui fait du saut en parachute, le parachute en moins. Quant à l'enquête à proprement parler, elle occupe à tout casser 2% du livre. Y'a bien la page 76 où il commence à se passer quelque chose, puis Holmes se balade en baladant Watson avec mépris et en faisant les yeux doux à une pseudo Irène Adler de pacotille, et on revient à la page 176 où y'a encore un truc d'intéressant, et c'est tout. Quant aux indices, ils sont jetés dans les bras d'un Holmes qui ne sait pas quoi en faire ni comment les interpréter. Pathétique.

Pour changer d'autres œuvres - pardon, ratages - où Moriarty jaillit sans surprise hors du récit comme un diable au ressort fatigué, voici le club Diogène transformé en sorte de service secret à la James Bond, et un Mycroft au régime cuisiné à toutes les sauces. Ça y est, j'ai le droit de pleurer ?

Je peux pas parler de tout ce qu'il y a dans ce livre qui est mauvais, déplacé, pas drôle ou simplement atroce. À la place, je vais vous décrire le livre que je possède, ou plutôt, son état après lecture.

Alors au début j'ai corné les pages qui n'allaient pas en faisant des croix dans la marge. Après avoir corné les 50 premières sans exception, j'ai gribouillé des smileys choqués, "facepalm", ou encore blasés. Les dernières pages sont pleines de "NAWAK" et de "DAFUQ ?", de "captain cliché" et autres "c'est n'importe quoi". Bref, un bel exemple de ce qu'il ne faut pas faire. C'est ni un pastiche, ni une parodie, ni du Holmes, ni rien du tout. C'est juste un cale-porte.

En plus, c'est même pas drôle, c'est l'édition du "masque". D'autres ont une couverture plus sympa...

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