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Accueil » Critiques » Wiggins chez les Johnnies
Wiggins chez les Johnnies Critique de
Wiggins chez les Johnnies
par Béatrice Nicodème
chez Syros Jeunesse
26 janvier 2012
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Gratiné aux petits oignons, ce roman Mai 2, 2013

Wiggins l'a assez mauvaise : il a beau crâner devant Simpson et Jonathan, deux des plus anciens des "Irréguliers de Baker Street" en leur disant qu'il est sur une affaire top-secret pour Sherlock Holmes, tout cela n'est qu'esbroufe pour ne pas perdre la face et avouer que le grand détective n'a pas fait appel à ses talents depuis bien trop longtemps.

Pourtant, Wiggins a acquis ses lettres de noblesses en résolvant des affaires mais là, point de vue de Baker Street, c'est chômage technique pour l'apprenti-détective. Rien de rien... et s'il veut monter son affaire de détective, il doit gagner de l'argent pour quitter Whitechapel.

Le lendemain, il reçoit une bouteille de lait avec un message codé et notre jeune apprenti-détective met l'enseignement de Holmes à l’œuvre pour le déchiffrer.

Bon sang ! Une fois décodé, notre Wiggins apprend que le fin limier de Baker Street est séquestré dans un pub louche. Il a beau lui en vouloir, il vole à son secours en échafaudant un vaste plan de bataille…

Holmes l'a dit et répété : les émotions troublent les déductions et Wiggins ne remarque pas ce qui est élémentaire et qui crève les yeux. Un détail m'avait frappé... Un, ce pouvait être une coïncidence (une coquille d'édition), mais 3, ce n'est plus du hasard !

Et puis, il y avait une grosse incohérence en plus...

Oui, Wiggins doit réfléchir et ne pas se ruer tête baissée sans avoir analysé les indices avec une tête froide ! Bon, il est toujours en apprentissage et les erreurs sont légions.

Pas trop grave, cela lui apprendra l'humilité (qu'il a dû perdre un jour) et cette histoire lui a permis aussi de se faire un ami : Louis, un jeune français exilé à Londres avec d'autres, le temps de vendre leur production d'oignons rouges. On les appelle les "Johnnies" qui veut dire "Jeannot".

Louis est un jeune garçon débrouillard qui n'a pas son pareil pour vous refourguer un chapelet d'oignons rouge. Il a de la suite dans les idées - plus que Wiggins, parfois - et lui aussi nous apprendra un peu plus sur la vie des pauvres des quartiers miséreux.

Présence aussi de Watson, mais le pauvre fera juste ronchonner Wiggins.

Une qui ronchonne aussi dès qu'elle voit le garçon, c'est la logeuse, madame Hudson, qui ne l'apprécie pas du tout. Wiggins nous le rappelle dans chacune de ses aventures.

Ce roman jeunesse possède une intrigue trépidante, pas de temps mort, des fausses pistes, des indices, des bars louches, un détective qui utilise son cerveau, un Wiggins astucieux malgré ses erreurs, une belle leçon d'humilité pour tous, la possibilité de bien se venger, un Watson et un Holmes "humains" malgré ce qu'en pense Wiggins et de l'amitié franco-anglaise.

L'auteur nous fait partager l'atmosphère sordide du Londres de la reine Victoria et Holmes est toujours bien campé.

Ah oui, j'oubliais la bonne dose de suspense. Gratiné aux petits oignons, ce roman.

Oignons rouges en provenance de France, of course !

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