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Accueil » Critiques » L'assassin du Boulevard
L'assassin du Boulevard Critique de
L'assassin du Boulevard
par René REOUVEN
chez Librairie Générale Française (LGF)
1 septembre 1989
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
An englishman in Paris... It's délicheusse ! Mars 21, 2013

« I’ll be back » aurait pu nous gratifier le locataire du 221b lorsque son père littéraire le fit chuter dans les chutes de Reichenbach, se débarrassant ainsi de son personnage encombrant… mais personne, même pas lui, ne pouvait déduire qu’il reviendrait, effectivement.

Nous sommes en 1893...

Vous l’aurez compris (sinon, faites semblant), nous nous trouvons en plein Grand Hiatus.

Le livre commence avec la narration d’une dénommée Irène Quibolle, descendante des Vernet… Pour les holmésiens, le nom du peintre Vernet fait directement penser à l’ancêtre de Holmes, le frère de sa grand-mère maternelle.

Donc, notre Irène – qui n’est malheureusement pas Adler – nous parle un peu de sa vie et de l’arrivée d’un cousin prénommé Sherrinford, le fils de Julienne Lecomte, sa tante, et descendant de la famille des peintres Vernet.

On l’aura compris, Sherrinford n’est autre que Sherlock Holmes, voyageant incognito pendant le grand hiatus, en 1893.

Sa petite enquête mènera le grand homme dans la bureaucratie française, au service des Dons et Legs, à Paris.

Si dehors, les attentats anarchistes font rage, dedans, ça sent tout autant l’anarchie et le m’en-foutisme à tous les étages. Oui, à cette époque là, les fonctionnaires ne fonctionnaient pas trop bien…

Vous ne me croyez pas ? Voyez plutôt : des documents qui disparaissent, un fonctionnaire qui est tout simplement assassiné, un autre qui est fou à lier, un autre qui échappe à un attentat après avoir écrit un roman qui parle des mœurs de la maison « fonctionnaire », sans compter qu’on lui a dérobé son manuscrit, et qu’il y a aussi un roman « Trois mois dans la jungle », écrit et dédicacé par un certain Colonel Sebastian Moran, qui a disparu…

Heureusement que le conservateur du musée de Vanne-en-Bresse est là pour mener l’enquête. Vous l’aurez deviné aussi que le conservateur du musée n’est autre que le détective anglais…

Holmes, dans cette enquête, découvrira que ce qui commençait par du grotesque finira jusqu’au tragique, prouvant que… Ah mais non, là je ne peux rien vous dire !

Agréable lecture, véritable plongée dans le Grand Hiatus holmésien où l’auteur égratigne, au passage, quelques explications proférées par Holmes lors de son retour, dans « La maison vide ».

Holmes usera de sa science de la déduction et de celle du déguisement. Sans oublier Paris et ses anarchistes, les « bons » et les dingues. Y’en a même un qui tua votre président de la république, Sadi Carnot…

De plus, hormis les quelques chapitres du départ qui sont de la main de la cousine Irène, le reste est de la main de Holmes, ce qui délectable pour quelqu’un comme moi.

Un défaut ? Comme toujours, c’est bien trop court !

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