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Accueil » Critiques » Scotland Yard, T1 : Au coeur des ténèbres
Scotland Yard, T1 : Au coeur des ténèbres Critique de
Scotland Yard, T1 : Au coeur des ténèbres
par
chez Soleil
4 juillet 2012
» voir la fiche bibliographique
par
Méloë
Ses autres critiques
Déception Mars 13, 2013

Autant j’ai adoré l'esthétique de cet ouvrage, autant le contenu m’a laissée plus perplexe...

Le graphisme est vraiment superbe. J’aime vraiment beaucoup l’aspect aquarelle de la chose : le trait parfois un peu flou, les couleurs très diluées mais tout en nuances subtiles... Je trouve que cela donne à l’ensemble un charme un peu désuet, tout à fait victorien.

Les illustrations sont vraiment très riches et il y a un millier de petites choses à repérer sur chaque planche. Je restais parfois 5 minutes par page à observer et décortiquer chaque détail. Cela est d’autant plus possible que le texte est vraiment réduit au minimum. Très peu de bulles, très peu de dialogues, parfois des planches entières sans textes et pourtant on ne ressent pas de manque. Les dessins sont vraiment très expressifs. La page avec la séance d’hypnose est particulièrment magnifique mais il y a de façon globale un super travail effectué sur les regards. J’ai aimé aussi que la mise en page ne soit pas linéaire (on va avoir par exemple une grande illustration de fond et quelques cases perdues au milieu de la page). Le format n’est pas figé et c’est quelque chose qui m’a beaucoup plu, parce que l’attention du lecteur est perpetuellement sollicitée et que l’illustrateur ne s’est pas laissé enfermé dans un format fixe.

En revanche, côté contenu, je l’ai dit en début de billet, je suis beaucoup moins convaincue... Pourtant, ça commençait plutôt bien avec la presence de Lestrade et Gregson,Wiggins, Moran, Moriarty sans oublier une jeune femme qui n’est pas sans rappeler la fine et intrépide Irene Adler... mais aussi Bram Stocker venu chercher de l’inspiration dans les locaux de la police et Phileas Fogg. Les clins d’oeils à la littérature victorienne sont très nombreux et j'ai adoré cet aspect.

Le problème c’est que justement, il y en a beaucoup trop des personnages pour un premier tome. Tome qui fait en outre moins de 50 pages. Alors même si on les connait tous de nom, même si on connait leurs rôles dans leurs Canons respectifs, on a bien du mal à comprendre le rôle de chacun, les relations qui les unissent dans cet univers précis.

De même, l’intrigue avance beaucoup trop vite. On n’ a pas le temps de comprendre de quoi il retourne, de voir la tension monter que le truc est déjà résolu. On passe trop rapidement d’une scène à l’autre, il n’y a pas vraiment de traque ou d’enquête.

Et puis un truc surtout, m’a intriguée tout au long de ma lecture : les personnages parlent de Sherlock au passé. Hors on est en 1889, soit deux ans avant sont décès supposé dans les chutes du Reichenbach. En 1889 Sherlock est bien vivant, dès lors Wiggins devrait toujours travailler pour lui ! En fait, c’est le problème global de cette série pour l’instant : il nous manque tout un arrière-plan qui permettrait de réellement se sentir à l’aise dans l’univers crée par l’auteur. Trop de questions restent en supens, c’est frustrant parce qu’il y a vraiment d’excellents éléments, mais ma curiosité n’est pas satisfaite en l’état actuel des choses.

Bref, pas convaincue pour l'instant, je lirais tout de même le tome 2 par curiosité.

Pour lire mon billet en version intégrale :
http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2013/01/21/dobbs-perger-stephane-au-coeur-des-tenebres

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