Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Les premières aventures de Sherlock Holmes, T4 : Aux portes de l'Enfer
Les premières aventures de Sherlock Holmes, T4 : Aux portes de l'Enfer Critique de
Les premières aventures de Sherlock Holmes, T4 : Aux portes de l'Enfer
par Andrew Lane
chez Flammarion
6 février 2013
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Knock, knock, knocking On Hell's Door !! Février 17, 2013

"Chouette" me suis-je dit en apprenant la sortie de ce quatrième tome des premières aventures de mon futur détective préféré.

C'est donc avec plaisir que je me suis plongée directement dans la suite de ses aventures, en espérant que l'on verrait un peu plus la jolie Virginia et de son père, mentor et professeur de Sherlock, monsieur Crowe.

Ah, une bonne nouvelle : on sait ENFIN ce que cette fichue gouvernante (et je reste polie) manigançait à Holmes Manor.

C'est Sherlock qui résoudra l'affaire qui a un léger goût de l'affaire canonique de Charles Auguste Milverton.

Belle réussite, mais je m'étonne toujours de ces truands qui racontent leur vie, leurs buts, leurs projets à voix haute, discutant avec leur complice comme nous parlerions de la pluie et du beau temps.

Dans mon imagination fertile, je m'attendais à une autre "raison" que celle donnée par l'oncle de Sherlock sur le pouvoir de la gouvernante sinistre.

Mais en y repensant à tête reposée et en remplaçant le tout dans l'époque et son contexte, je comprends que cela lui ait fichu les chocottes, à tonton Holmes.

Comme dans un roman précédent, il n'y a pas qu'une seule aventure dans le roman et c'est la disparition de monsieur Crowe et de sa fille Virginia qui va entraîner Sherlock et Matthew dans les plaines hostiles de l’Écosse à la merci de ses habitants les plus terrifiants... Et à côté d'eux, Heathcliff fait petit joueur.

Sherlock se retrouve une fois de plus "seul" pour résoudre le problème de la fuite de son mentor, aidé juste par son ami Matthew puisque Stone a disparu lui aussi.

Il s'affirme, peaufine sa future méthode, apprend un peu plus sur la société et sur le manque de logique des gens.

Son sentiment pour Virginia s'affirme aussi, le rendant un peu jaloux, lui faisant découvrir des émotions et des sensations qu'il ne connaissait pas, lui faisant peur aussi parce quand on aime, on est dépendant de cette personne.

Il y a même une scène pour laquelle j'aurais vendu père et mère au diable pour la lire (mon âme ne vaut pas grand-chose) ! La belle américaine n'a pas froid aux yeux et j'avais un sourire béat en lisant le passage (non, pas de sexe ! Mais vous ne pensez qu'à ça !).

Sherlock n'étant pas infaillible, il fera des erreurs assez énorme durant son périple qui lui seront reprochées par son mentor et pour un amoureux de la logique, notre Sherlock fera aussi preuve d'un manque total de discernement...

Je m'explique : lorsqu'on a des truands aux fesses et qu'on est dans les bois, on se terre dans un terrier de lapin (oups, pardon madame Lapine) ou de renard (mes excuses, monsieur Fox) si on veut plus de place, mais en aucun cas on ne va se cacher dans une petite maison abandonnée dans les bois et on ne fait encore moins du feu !

Désolé, là, c'est digne d'un garçon sans cervelle !

On me rétorquera que s'ils s'étaient planqués tous les deux dans un terrier, l'aventure n'aurait pas pu poursuivre son cours avec ses rebondissements...

Bref, Sherlock est en période d'essai, fait des erreurs, analyse la société et l'auteur se donne la peine de nous écrire les pistes qui nous donnerons le détective que nous connaissons dans les écrits de Sir Arthur Conan Doyle.

Ce qui me chagrine un peu, c'est qu'il se sorte si vite des situations les plus difficiles. L'auteur prend parfois des raccourcis faciles. Faire durer la difficulté n'aurait pas été plus mal, cela aurait fait plus sérieux.

Mon coup de gueule ?

Le premier est une scène de torture sur mon pauvre futur détective.

Le second est pour avoir fait une fin à la "cliffhanger" qui me donne envie de fouetter l'auteur ! Et le cinquième tome va emmener Sherlock sur une certaine Gloria Scott...

Ceux qui trouvaient que les aventures de Sherlock s'enchainaient très (trop ?) vite auront une autre pierre à mettre à leur édifice !

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite