Société Sherlock Holmes de France Bibliographie française de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles Critique de
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles
par Gyles Brandreth
chez 10/18
6 mars 2008
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Des chandelles pour un meurtre, Wilde et Conan Doyle pour convives... Appétissant ! Janvier 19, 2013

Tout simplement jouissif de découvrir Oscar Wilde mener l'enquête aux côtés de son Watson : Sherard Robert.

Nous sommes en 1889 et bien que l'enquête ne soit pas "trépidante" au sens premier du terme, je n'ai pas vu le temps passer pendant que je suivais Wilde au cours de ses investigations pour découvrir qui avait bien pu assassiner le jeune et joli Billy Wood.

Il est de ces livres qui, en peu de temps de lecture, nous font arriver à la page cent sans même qu'on le sente. Ici, pas de ça. Le roman se lit plus lentement, on s'imprègne des lieux, des personnages, de la société de l'époque que nous découvrons aux travers des yeux et du récit de Robert Sherard.

Le plat est consistant, rien à voir avec du fast-food déjà prémâché.

Non, pas de course poursuite, même si suivre Wilde est fatiguant tant il est magnifique et très prolixe. Pas à dire, avec un ami pareil, on ne s'ennuie pas.

Ce qui m'a fait jouir dans cette lecture, c'est dû au fait que Conan Doyle soit lui aussi présent. Pas beaucoup, ses apparitions étant trop peu nombreuses à mon goût, mais sa présence se fait surtout sentir parce que Wilde admire son détective...

En 1889, Conan Doyle a déjà publié "Une étude en rouge" (novembre 1887, dans "The Beeton's Christmas Annual") et là, il vient de se faire commander une autre aventure de Sherlock Holmes par Stoddart, l'éditeur américain. Oui, Wilde nous parle de ce fameux dîner avec monsieur Stoddart...

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Conan Doyle écrira "Le signe des quatre" (publié en février 1890 dans le "Lippincott's") et Wilde, de son côté, nous livrera "Le portrait de Dorian Gray". Les amateurs de Sherlock Holmes disent merci à qui ? A monsieur Stoddart, of course !

Le récit de la naissance de leurs romans respectifs ne change pas par rapport à ce que j'ai toujours lu : Stoddart leur a commandé à chacun une histoire en insistant sur le fait qu'il voulait du Sherlock Holmes chez Conan Doyle. Le livre reste fidèle à cet épisode auquel j'aurais aimé assister...

Comme je le disais plus haut, l'enquête n'est pas trépidante, il n'y a pas trop d'empressement, Wilde va à son aise, comme Mycroft Holmes le ferait, avec indolence.

Avec indolence, oui, mais s'il donne l'impression d'aller à son aise, Wilde remarque de nombreux détails sans nous en faire part.

En fait, l'ombre de Sherlock et de son fidèle Watson planera tout au long du roman, Wilde étant fan des déductions du détective, nous gratifiant même de certaines déductions que n'aurait pas renié le locataire terrible du 221b.

De plus, les quelques apparitions de Conan Doyle nous donneront quelques dialogues jubilatoires entre lui et Wilde. Instructifs aussi.

D'accord, c'est du roman, mais suivre des personnages ayant réellement existé, c'est très enivrant et très inhabituel pour moi.

L'auteur connaît son sujet, l'a potassé, ce qui fait que tout est réaliste. On a l'impression de lire une partie de l'autobiographie deWilde. Je ne connaissais pas bien Oscar et là, j'ai fait connaissance avec lui de manière très agréable. Ma lecture fut réjouissante tout au long des 374 pages.

Bien que j'aie entrevu assez tôt l'identité du coupable, je n'avais pas aperçu la partie immergée de l'iceberg.

Moi qui me targuait d'avoir trouvé la solution, je n'avais soulevé qu'un coin du voile, ce qui me fit suffoquer lorsque je compris ma légère méprise... Ma terrible méprise et ma grande omission.

Je n'étais pas tout à fait dans le faux, mais j'aurais tout de même fait une grosse faute. Oh le joli coup de pied lorsque je compris...

Heureusement que je n'appartiens pas à la maison poulaga ! Sinon, j'aurais quelques erreurs judiciaires à mon compte...

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite