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Accueil » Critiques » The Sherlock Holmes Story, T1
The Sherlock Holmes Story, T1 Critique de
The Sherlock Holmes Story, T1
par
chez Kwari
1 avril 2012
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Un Holmes en provenance du Pays du Matin Calme Janvier 18, 2013

Munie du tome 1, je me suis plongée dans la lecture et le manhwa (manga en provenance de Corée) débute avec Watson qui annonce à Holmes son mariage prochain avec Mary… Moston ?

Premier point soulevé : le nom de famille de Mary Morstan (version canonique) qui devient « Moston ». Heu ?

Dire que Holmes fait une tête de six pied de long quand Watson lui annonce son mariage prochain est assez proche de la vérité. Pourquoi donc a-t-il l’air si « maussade » ?

Jalousie due à des sentiments amoureux qu’il éprouverait pour Watson ? Impossible de le dire à ce niveau de lecture (les deux premiers tomes). Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je sens bien que l’auteur risque de s’engager sur cette voie. Surtout que Watson désire par dessus tout que Holmes garde sa chambre dans le même état… c’est louche, très louche ! Passons.

Watson et Holmes qui se tutoient, je ne m’y ferai jamais. La bouche fermée représentée par un trait noir et gras, non plus.

Dans ce tome 1, nous avons un Watson sans moustache, alors que dans le 2, on le voyait l’arborer fièrement lorsqu’il faisait la rencontre de Holmes (mais plus ensuite). Ce sera Holmes qui nous éclairera sur la perte de cet attribut pileux. Amusant et louche aussi.

Autre petit détail qui m’importune : Holmes a l’air apathique, amorphe du visage, sans beaucoup d’expression.

Entre deux enquêtes, c’est normal qu’il soit une loque, mais là, quand une affaire survient, il manque au dessin du détective de l’énergie, quelque chose qui ferait comprendre au lecteur que Holmes a les yeux qui brillent.

Dans ce premier tome, nous nous plongeons dans la nouvelle canonique intitulée « Un aristocrate célibataire » avec l’épouse de lord Saint-Simon qui fait le coup du crayon juste après la cérémonie du mariage. Le coup du crayon ? Oui, elle s’est taillée !

Voilà Holmes sur l’affaire.

Là où j’ai tiqué, c’est quand Holmes signifie à Watson « Tu n’as rien à envier au moteur de recherche Google quand il s’agit de collecter et de croiser les données »… Heu, nous sommes à l’époque victorienne, là ! Humour, ok, mais plus subtil, s’il vous plaît. A la Goscinny, par exemple.

Au sinon, l’affaire est telle que nous la trouvons dans le canon holmésien. Il est vraiment dommage que le dessin du visage de Holmes manque d’expression durant l’enquête. Même quand il fait de l’ironie avec lord Saint-Simon. Dans le canon, on sentait bien la pointe de sarcasme, ici, que dalle !

Si l’enquête est correcte, plein de petits détails me font pencher pour un manhwa qui va tirer vers le récit yaoiste : Holmes qui donne « la becquée » à Watson, Holmes qui se couche dans le canapé et pose sa tête sur la jambe de Watson, Holmes qui a rasé Watson durant son sommeil, Holmes qui aurait aimé que Mary dise « non » à Watson ou parte avec un autre… Love is in the air !

Allez, un bon point dans cette menace yaoiste : l’auteur nous explique un peu, à la fin du manhwa, qui était Sherlock Holmes, nous parlant aussi des erreurs de Conan Doyle dans les dates et le reste…

Plaisant, agréable, mais le point négatif est qu’il manque un petit quelque chose dans le dessin des expressions. Quoi ? Je l’ai déjà dit ? Oups.

Je suivrai tout de même les autres volumes de ce manhwa, jusqu’au moment où les personnages s’emmancheront dans un scénario qui me plaira moins…

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