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Accueil » Critiques » Le Mandala de Sherlock Holmes
Le Mandala de Sherlock Holmes Critique de
Le Mandala de Sherlock Holmes
par Jamyang Norbu
chez Edition Philippe Picquier
3 juin 2004
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Congelée d'ennui Novembre 1, 2012

L'action de ce pastiche se situe durant ce Grand Hiatus qui a excité toutes les imaginations des holmésiens (même la mienne), entre la (fausse) chute dans les Chutes de Reichenbach (Le Dernier Problème) et le retour du grand Détective à Baker Street (La Maison Vide).

Bref, la fameuse disparition de Sherlock Holmes qui s’étent de 1891 à 1894 et dont nous savons peu de choses (pour ne pas dire "rien" car nous avons quelques lignes dans le canon).

Et comme Norbu se plaît à nous le préciser, il a toute licence pour cela car Holmes lui-même déclare à Watson, lors de sa spectaculaire réapparition : "I traveled for two years in Tibet, therefore, and amused myself by visiting Lhasa".

Bref, Holmes est allé au Tibet et à Lhassa. Jusque là, j'étais d'accord et contente de lire ce roman (cela fait longtemps que je l'ai lu).

La première partie du livre nous fait admirablement ressentir l’immensité et la splendeur de l’Empire des Indes. Et gnagnagna... L'immensité de mon profond ennui, oui !! Ce morceau fait plus d'effet que du chloroforme. Soporifique...

Le narrateur a beau être un agent secret Bengali travaillant pour l‘Intelligence Service, il n'en reste pas moins que je me suis ennuyée ferme.

Oui, le narrateur est aussi l'auteur, pour donner une vraisemblance à son œuvre, sans doute. L'auteur fait peut-être partie des "Baker Street Irregulars", cela ne l'empêche pas d'avoir écrit un roman fade, lent, lourd, long, même si sa connaissance du canon est très grande, cela, je lui reconnaît sans problème.

Comme quoi, on peut-être un érudit et foirer un roman.

Le périple de Holmes à la poursuite du colonel Moran (et de Qui-Vous-Savez) aurait été bien mieux avec une centaine de pages en moins.

Norbu, le guide-auteur est aussi une sorte de Watson de substitution, mais en moins béa d'admiration.

Dans la seconde partie, Holmes et son guide quitteront l'Inde pour les cimes tibétaines. Et le livre atteint des cimes d'endormissement de votre serviteur.

Le réveil de votre critiqueuse a eu lieu avec l’affrontement entre Holmes et le Professeur Moriarty, lui aussi ressurgi du Reichenbach. C'est fou le nombre de gens qui font croire qu'ils y sont tombés...

Le personnage diabolique, bien décrit (faut lui accorder ça), a percé le mystère de Shambhala (et pas du Cha-Ba-Da-Ba-Da) et voudrait garder les secrets pour lui tout seul, le sale égoïste.

Et c’est là que les puristes de Conan Doyle risquent d'avaler de travers car c'est à ce moment là que l’histoire bascule totalement dans le "Fantastique", avec un final faisant penser à Indiana Jones, le chapeau et le fouet en moins. Bof... mitigée.

Holmes fini en héros et il peut rentrer à Baker Street. Moi, j'ai vite rangé ce livre avec une sensation d'avoir perdu mon temps à lire ce truc.

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