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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes : Memorial II
Sherlock Holmes : Memorial II Critique de
Sherlock Holmes : Memorial II
par Jacques Baudou / Paul Gayot
chez Clancier-Guénaud
1 février 1983
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
In Mémorial 2 - Le retour Octobre 14, 2012

Ce recueil de nouvelles, publié deux fois, bénéficie de deux titres différents et de deux couvertures différentes. La première édition « Sherlock Holmes Mémorial 2 », parue en février 1983 chez Clancier-Guénaud, est le n°9 de la collection Facettes du roman policier et du roman noir, avec une illustration de couverture représentant les pipes de Sherlock Holmes dont la fumée esquisse la silhouette. La seconde édition « Nouveau Mémorial Sherlock Holmes », parue en février 2004 chez Terre de Brume, est le n°6 de la collection Terres mystérieuses, l’illustration représente la silhouette de Sherlock Holmes debout devant un coffre ouvert. Cette édition comporte deux nouvelles supplémentaires. En tant que collectionneur holmésien, je me suis procuré l’édition la plus ancienne.
Les neuf nouvelles, très courtes, qui sont davantage des parodies que des pastiches, transposent Holmes et Watson (ou leurs ersatz) dans des univers décalés et sont regroupées en deux parties : les « suites » et les « spéculations ».
Dans « Celui que Jupiter veut perdre », nos retrouvons un avatar d’Isadora Persano. Rappelez-vous : « Une troisième histoire digne d’être citée est celle d’Isadora Persano, le journaliste et duelliste bien connu, qui un matin fut trouvé fou devant une boîte d’allumettes contenant un ver mystérieux que la science ignorait. » (Le problème du Pont de Thor). Depuis sa parution en 1922, cette simple annonce du Dr Watson enflamme l’imagination des pasticheurs holmésiens de tout bord, dont René Reouven dans Le Bestiaire de Sherlock Holmes, pour ne citer qu’un seul exemple. Ici, il s’agit d’une nouvelle de science-fiction assez peu convaincante, mais qui trouva un prolongement inattendu lors de sa publication dans la revue Fiction, grâce à la réponse indignée d’un « Jupitérien » (intégralement reproduite) publiée dans la rubrique des courriers des lecteurs.
Dans « Le problème du Pont du Sort, entre autres », nous retrouvons… Isadora Persano, ainsi que Mr James Phillimore « qui, rentrant chez lui pour prendre son parapluie, ne reparut plus jamais » et le cutter Alicia « qui par une matinée de printemps s’enfonça dans un petit banc de brume d’où il ne ressortit point » (ces trois affaires sont évoquées dans Le problème du Pont de Thor comme les trois échecs de Sherlock Holmes). Un fois de plus, il s’agit de science fiction, où les trois untold stories sont utilisées en toile de fond d’une enquête de Raffles qui rafle la mise en éclipsant son concurrent Sherlock Holmes.
Dans « Raffles. L’énigme du bicorne de l’Amiral », le même Raffles est démasqué par Conan Doyle et le Dr. Watson. Match nul.
Dans « L’aventure du ver extraordinaire », vous l’avez déjà deviné, nous assistons au retour de… Isadora Persano, etc. Watson avance ici une explication beaucoup plus terre-à-terre à cette histoire.
Dans « La disparition de M. James Phillimore »… encore ? Comme une impression de déjà vu : tiens, il pleut, attendez-moi là, je retourne chercher mon parapluie à l’intérieur. Cette nouvelle d’Ellery Queen met en scène… Ellery Queen ! Celui-ci parvient à résoudre l’ancienne énigme qui se reproduit à l’identique en 1943 avec le petit-fils du disparu, et, on s’en doute, la même astuce.
Dans « Watson était une femme », Rex Stout expose la première des « spéculations ». Pas très convaincante, mais sans doute iconoclaste et révolutionnaire en 1941, l’année où fut exposée cette théorie devant les Baker Street Irregulars. Les scénaristes de « Elementary », future adaptation de la chaîne américaine CBS, reprenant la même idée, n’ont donc rien inventé.
Dans « L’énigme de l’énigme jamais mentionnée », L.W. Balley s’interroge sur l’absence de Jack l’Eventreur (bien sûr !) dans les écrits de Conan Doyle. Il donne la seule explication crédible suite à ce surprenant constat, et en déduit du même coup l’identité du serial killer de Whitechapel.
Dans « Le plus grand triomphe d’Adrian Mulliner », c’est l’identité de Moriarty qui est dévoilée.
Dans « Mycroft Holmes. Un mystère élucidé », après avoir exploré toutes les pistes possibles, l’identité de l’énigmatique Mycroft, le frère de Sherlock, est enfin révélée.
Ces différentes suites et spéculations, très décalées mais bourrées de références holmésiennes, n’intéresseront sans doute que les amateurs du genre pour lesquels elles sont destinées.

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