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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes : Memorial
Sherlock Holmes : Memorial Critique de
Sherlock Holmes : Memorial
par Jacques Baudou / Paul Gayot
chez Clancier-Guénaud
1 octobre 1982
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
In Mémorial Octobre 14, 2012

Ce recueil de nouvelles, publié deux fois, bénéficie de deux titres différents et de deux couvertures différentes. La première édition « Sherlock Holmes Mémorial », parue en octobre 1982 chez Clancier-Guénaud, est le n°8 de la collection Facettes du roman policier et du roman noir, avec une illustration de couverture représentant Holmes et son stradivarius. La seconde édition « Mémorial Sherlock Holmes », parue en février 2003 chez Terre de Brume, est le premier numéro de la collection Terres mystérieuses, l’illustration représente un homme barbu dans un escalier portant un chandelier et un révolver. Cette édition comporte deux nouvelles supplémentaires. En tant que collectionneur holmésien, je me suis procuré l’édition la plus ancienne.
Les huit nouvelles, très courtes, qui sont davantage des parodies que des pastiches, transposent Holmes et Watson (ou leurs ersatz) dans des univers décalés allant du théâtre classique à la science fiction.
Dans « Le dernier coup d’archet de Miss Marple », sir Henry Merrivale, le héros de John Dickson Carr spécialiste des problèmes de chambre close soumet à Stately Homes un impossible défi dont la solution, certes invraisemblable (après avoir éliminé l’impossible), n’est pas dénuée d’humour.
Dans « L’affaire du Prince Danois » (ma nouvelle préférée, au format d’une mini pièce de théâtre désopilante), Holmes et Watson enquêtent dans un cimetière très shakespearien pour le compte du prince Hamlet. Pléthore de jeux de mots et effets comiques garantis.
Dans « L’énigme de Lotteries l’Anormal », Schlock Homes et Watney sont sur la piste d’un mystérieux cambrioleur, pour lequel Homes fera preuve d’une étrange mansuétude, mais il a ses raisons.
Dans « Le Fusil à air comprimé, colonel Moran », le narrateur un rien énervé localise tous les endroits où une plaque à la mémoire de Sherlock Holmes pourrait être apposée et recense l’arsenal holmésien disponible pour mettre hors d’état de nuire les adorateurs du mythe.
Dans « Le vol du Cormoran », la cantine métallique du Dr Watson ressort une fois de plus des sous-sols de la Banque Cox & Co de Charing Cros pour révéler une nouvelle version de l’affaire du politicien, du phare et du cormoran (citée par Conan Doyle dans La Pensionnaire voilée).
Dans « La lib’ ou la mort », des détectives en jupon s’associent contre le crime, on reconnaîtra par ordre d’apparition : Nora Woof, Simone Tempter (dite le Sein), Hillary Quinn, Goldilocks Homes, Micheline Hammerlock et Hercula Parrot, entre autres.
Dans « Raffles sur la piste du chien », le gentleman cambrioleur créé par Ernest William Hornung, le beau-frère d’Arthur Conan Doyle, donne une autre version de l’affaire du Chien des Baskerville.
Dans « Les joyaux de la couronne martienne », nouvelle de l’écrivain de science-fiction Poul Anderson, le détective martien le plus célèbre de la planète rouge, un étrange être cigogne appelé Syaloch, apporte sa contribution à la résolution de l’énigme paradoxalement la plus policière de ce recueil.
Ces nouvelles, très décalées mais bourrées de références holmésiennes, n’intéresseront sans doute que les amateurs du genre pour lesquels elles sont destinées.

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