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Accueil » Critiques » Enigme dans le temps perdu
Enigme dans le temps perdu Critique de
Enigme dans le temps perdu
par Ralph CORBEDANNE
chez ELF (Editions Ludographiques Françaises)
1 février 1963
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Temps Perdu ? Oui et non Septembre 27, 2012

Ai-je perdu mon temps et quelques heures à lire ce livre qui aurait pu être une pépite pour la passionnée de Sherlock Holmes que je suis ?

Non, même si ce pastiche qui se veut holmésien ne l'est pas vraiment et que ce qui aurait pu être une superbe découverte fit "pchiittt" dès la critique du collègue babelien Eric (à qui je dois tout de même la découverte de ce petit roman).

Entre nous, je ne vois pas ce que l'apparition de Holmes durant 30 pages (sur les 165 que compte le livre) vient faire dans le roman.

De plus, l'auteur s'évertue à orthographier "Holmès" avec un accent grave sur le "e". Il n'y a pas d'accent dans la langue anglaise ! Et encore moins au nom de Holmes.

Ma foi, le détective londonien n'aurait pas été là, cela n'aurait rien changé du tout. Argument pour nous vendre des vessies à la place de lanternes ? Délire de l'auteur ?

Vu le prix du roman sur certains sites, on peut penser que l'argument "marketing" est rempli avec la mention "Sherlock Holmes", fort vendeuse ces derniers temps et qui a donc permis à un obscur roman de sortir de l'ombre où il se lamentait.

Voilà pourquoi, ce qui aurait pu être un pastiche holmésien oublié au fond d'une bibliothèque, se révèle, au final, un petit polar sympa, mais sans plus.

Sérieusement, ça ne cassera pas trois pattes à un canard, même laqué.

L'histoire est simple. Vol d'un document en chambre close que même moi j'avais compris comment le voleur avait pu procéder. En chambre close, il n'y a pas 36 possibilités.

La manière dont l'auteur du vol s'était débarrassé de l'enveloppe contenant le traité avant la fouille, j'avais trouvé aussi. D'ailleurs je n'ai pas compris comment le personnage de Médéric Ludo, expert en énigmes et Sherlock Holmès n'avaient pas tilté en l'entendant...

Ensuite ? Médéric mènera son enquête seul. Terminé Holmès...

Quant au méchant, le fameux fils de Moriarty, qui se déguiserait en reine d'Angleterre qu'on ne le verrait pas, c'est un peu gros aussi, même si je schématise le déguisement en Queen. Ses changements d'identité sont un peu trop bien réussi que pour être plausible.

Tout est téléphoné, dans ce récit, même à la fin, j'avais compris qui voyageait avec Médéric !

Le seul truc un peu "original", c'est que sa rencontre avec Holmès se soit passé "dans le temps", comme s'il avait remonté de 50 ans en arrière.

Et même, on ne sait pas vraiment si elle a eu lieu ou s'il a rêvé. Quand je vous disais que la présence de Holmes n'était pas nécessaire...

Bref, holmésiens de tous poils, passez votre chemin. Le roman ne m'a pas ennuyé, mais on pouvait mieux faire, bien mieux faire.

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