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Accueil » Critiques » La grand'mère de Sherlock Holmes
La grand'mère de Sherlock Holmes Critique de
La grand'mère de Sherlock Holmes
par Jean-Jacques SIRKIS
chez Séguier
1 février 1995
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
La géniale logique de Sherlock Holmes Août 17, 2012

On le savait, depuis l’aveu de Sherlock lui-même dans "L'interprète Grec", la grand-mère de Sherlock Holmes était française, et elle était même la petite sœur du peintre Horace Vernet (1789-1863) rejeton illustre d’une famille de peintres non moins célèbres.
Ces liens familiaux avaient déjà été exploités dix ans plus tôt, avec un certain succès, par René Reouven dans son inénarrable L’Assassin du Boulevard (1985) roman holmésien d’une totale réussite. Jean-Jacques Sirkis pouvait-il faire mieux ? Il imagine une nouvelle aventure levant le voile sur l’arbre généalogique du détective du Baker Street, et c’est ici Sherlock lui-même qui s’interroge sur ses origines familiales et sur l’histoire de ses parents, proches ou lointains, en menant une enquête captivante qui l’amènera sur les traces de ses ancêtres français. Et le résultat, s’appuyant sur une érudition sans faille et des recherches généalogiques poussées, est d’une profondeur et d’un réalisme stupéfiants !
Avec un style fluide et précis, sans lourdeur excessive, Sirkis développe son récit en intercalant certains faits avérés du canon doylien, et d’autres faits tout aussi irréfutables de l’Histoire officielle. Il parvient à forger une enthousiasmante chronique familiale certes partiellement imaginée, mais toujours consolidée par de nombreux témoignage et documents (cités dans la postface).
La première énigme suit la piste sanglante laissée par Jack l’Eventreur sur les pavés de Whitechapel, à Londres en 1888. À la même époque, Holmes est sur les traces du Chien des Baskerville. Mais de façon officieuse, il contribue parallèlement à l’identification du meurtrier en série, qui ne sera d’ailleurs jamais rendue publique par crainte du scandale et des répercussions politiques. Le ton est donné. Jean-Jacques Sirkis entrelace habilement la chronologie du canon, le contexte historique et politique, et les aléas d’une enquête officielle. Le récit enchaîne sur le scandale de Cleveland Street qui défraya la chronique et 1889 et qui sera révélé grâce à un astucieux stratagème de Sherlock Holmes.
Holmes rencontre ensuite l’actrice Sarah Bernhardt qui lui présente son amie Augusta Holmes, compagne de Catulle Mendès et probable fille d'Alfred de Vigny. Les recherches sur la généalogie du célèbre détective peuvent alors commencer. Elles le conduiront en France, mettront en lumière des liens familiaux improbables, et déboucheront sur des découvertes passionnantes. Son périple donnera à Holmes l’occasion d’exercer ses talents de détective à plusieurs reprises, et apportera un éclairage tout à fait innovant sur la réalité du « grand hiatus ».
Sirkis comble les trous, détecte les connexions cachées, renoue les fils, accumule les preuves historiques. Tout ceci est complexe et érudit, et Sirkis propose astucieusement en fin de volume des arbres généalogiques (familles Holmes, Vernet, Sade…) qui peuvent servir de guide au lecteur si celui-ci se perd en cours de route, en lui donnant les moyens de se raccrocher aux branches.

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