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Accueil » Critiques » Le Mandala de Sherlock Holmes
Le Mandala de Sherlock Holmes Critique de
Le Mandala de Sherlock Holmes
par Jamyang Norbu
chez Edition Philippe Picquier
3 juin 2004
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
Sigerson au Tibet Août 3, 2012

Ce roman exploite le fameux "Grand hiatus", période au cours de laquelle Sherlock Holmes (que l'on croit mort noyé dans les chutes du Reichenbach) parcourt le vaste monde. A son retour, on apprendra entre autres qu'il s'est rendu au Tibet sous l'identité de Sigerson, explorateur Norvégien, pour y rencontrer le dalaï-lama. Jamyang Norbu s'empare de cette anecdote pour proposer un roman d'aventures haut en couleurs, dont l'action se situe essentiellement aux confins de l'Inde et du Tibet de la fin du 19ème siècle. le Dr Watson est ici remplacé par Hurree Chunder Mookerjee, espion indien au service de la couronne britannique et personnage emprunté à Rudyard Kipling. Articulé en trois parties (Bombay, la traversée de l'Himalaya, Lhassa), ce roman commence comme un film d'aventures exotiques à la Fritz Lang faisant la part belle aux talents de Holmes, se poursuit en récit de voyage qui ne nous épargne aucun descriptif, et se termine avec un combat final mystique plutôt grandiloquent évoquant plus Indiana Jones et Harry Potter que Sherlock Holmes (avec l'incontournable Moriarty ici ressuscité dans un rôle rappelant Voldemort). L'utilisation abusive et un peu facile de l'ésotérisme et de la magie noire (télékinésie, hypnotisme, réincarnation…) en fin de roman est pour moi décevante et hors sujet dans le contexte holmésien, mais sans doute faut-il y voir l'influence de la sensibilité « indienne » de l'auteur. le contexte politique du Tibet à cette époque apporte par ailleurs des références plus sérieuses au récit et nous éclaire sur le Tibet d'aujourd'hui. Sur la forme, la lecture est parfois rendue pénible en raison de l'abus de termes hindis, sanskrits ou tibétains qui oblige à se reporter sans cesse à un glossaire évacué en fin du roman (des notes de bas de page auraient été plus pratiques). Cependant, l'originalité du scénario et l'association habile des références historiques et littéraires font de ce roman un excellent cru du mythe holmésien.

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