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Accueil » Critiques » La vendetta de Sherlock Holmes
La vendetta de Sherlock Holmes Critique de
La vendetta de Sherlock Holmes
par Ugo Pandolfi
chez Albiana
15 juin 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
Horla, ça se corse... Août 3, 2012

Ugo Pandolfi, le narrateur, est contacté par Sherlock Holmes qui l'entraîne sur la piste de l'infâme Moriarty, toujours vivant et réfugié en Corse. L'intention est louable, bien sûr, d'imaginer une intervention de Sherlock Holmes en Corse au moment du "grand hiatus" (1891-1894), et de le faire côtoyer l'écrivain Guy de Maupassant (par personne interposée, Maupassant décède au début du roman sans intervenir réellement dans l'histoire).
Mais est-on encore dans un roman policier ?
Les références contextuelles, sans doute irréprochables quant à leur contenu, sont un peu trop insistantes à mon goût. Tout ce qui touche à La Corse de Maupassant, aux produits du terroir, au tourisme en Corse et à la fine fleur de la criminologie européenne en cette fin de siècle est restitué massivement et presque de façon jubilatoire dans les notes de bas de page.
De fait, on assiste en début de roman à une réunion de criminologues célèbres autour de Sherlock Holmes (Lacassagne, Durkheim, Bertillon, etc.) travaillant de concert à la traque de Moriarty. Or, on n'entend plus jamais parler de ce groupe par la suite. Il y a donc étalage d'artifices pour ancrer le récit dans le réel, comme pour prouver à tout prix que tout ceci a bel et bien existé. Les références au Horla de Maupassant sont également artificielles, et tentent d'expliquer le comportement pour le moins étrange de Sherlock Holmes.
C'est dans ce comportement étrange que Pandolfi l'auteur (à distinguer de Pandolfi le narrateur, qui est un ersatz assez crédible du bon Dr Watson) s'écarte le plus du canon holmésien. Arrivé en Corse, Holmes entreprend une surveillance à distance du refuge de son ennemi, puis il l'exécute froidement. S'étant trompé de cible, il retrouve le frère de sa victime, et procède de la même façon. Sherlock Holmes est donc transformé en exécuteur des basses œuvres de la police française, puis passe son temps ensuite à faire du tourisme en Corse avec Pandolfi, comme si de rien n'était ! On apprend lors de ce voyage que le goût de Holmes pour l'apiculture prend naissance lors de sa découverte du miel corse, et le roman policier s'arrête alors à mi-parcours, pour faire place au guide touristique.

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