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Accueil » Critiques » La liste des sept
La liste des sept Critique de
La liste des sept
par Mark FROST
chez Pocket
1 novembre 1997
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
Jack Sparks ou Jack Sparrow ? Août 3, 2012

Attention, ce livre touffu ne convient pas à tous, il faut s'accrocher pour arriver au bout ! Ce n'est pas l'absence d'imagination qui fait ici défaut, mais la surabondance d'imagination : tout est excessif, grandiloquent, outrancier... insupportable ! A l'origine, j'étais intéressé par une nouvelle parodie "à la manière de" Conan Doyle, comme indiqué en 4ème de couverture. Je cite : "ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d'Umberto Eco, est un grand divertissement ". Or, on est en fait plus près de Pirates de Caraïbes et de Harry Potter que d'Umberto Eco. Il y a erreur d'étiquetage.
Prenons en notre parti, après la deuxième tentative, je suis parvenu à terminer ce livre.
Si Conan Doyle n'est pas l'inspirateur du scénario ou du style littéraire du roman, il en est le personnage principal. Vers 1887, il est un jeune médecin, s'intéressant à l'occultisme, et écrivain amateur n'ayant pas encore été publié. Ici s'arrête le réel, après, on entre dans la fiction la plus débridée.
Notre médecin rencontre un certain Jack Sparks, qui va plus tard lui inspirer le personnage de Sherlock Holmes (leurs points communs : la force de caractère, la chasse aux criminels, le sens de la déduction, la capacité à se déguiser, l'addiction à la cocaïne, le violon, etc.) C'est là le truc : Mark Frost veut nous suggérer comment et pourquoi Conan Doyle écrira plus tard Les aventures de Sherlock Holmes. Mais il le fait à la sauce hollywoodienne : un coup de théâtre toutes les trois pages, des meurtres, des courses poursuites, des morts vivants, un complot mondial, des suppôts de Satan, une créature des Ténèbres qui attend devant le seuil… Ne soyez pas surpris par les artifices et les retournements de situation, dans ce récit, il est tout à fait possible de découvrir dans la cave d'une maison assiégée par des morts-vivants un escalier souterrain, menant à un tunnel, menant à une caverne, où attend une locomotive à vapeur en parfait état de marche et prête à partir, qui permet aux héros de fuir et de rentrer à Londres ! (Cette locomotive servira d'ailleurs plusieurs fois pour les déplacements, comme si la notion de service public était totalement étrangère au scénariste).
Tout au long du récit, nous rencontrons des personnages ayant existé : la fondatrice d'un courant ésotérique Héléna Blavatsky, l'écrivain Bram Stocker, le Prince Albert Victor (soupçonné un moment d'être Jack l'Éventreur dans la vraie vie, mais pas ici, curieusement), la reine Victoria et Hitler.
Le début du livre s'apparente à un cadavre exquis, écrit par plusieurs auteurs jouant la démesure et la surenchère, et qui ne savent pas où leur histoire va les entraîner.
Paradoxalement, la fin du roman ramène l'histoire vers une cohérence d'ensemble, assez inattendue, et les derniers chapitres concluent l'aventure avec une certaine pointe de mélancolie et de nostalgie, lorsque Conan Doyle perd ses amis et retourne vers la vie normale qui sera désormais la sienne.

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