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Accueil » Critiques » The Transcendent Holmes
Critique biblio
The Transcendent Holmes
par
Bernard OUDIN
Ses autres critiques
Une compilation d'hypothèses des plus utile Octobre 29, 2001

LES ANCIENS DE LA SSHF se souviennent de John Warwick Montgomery qui arriva à notre réunion de 1994, au Grand Hôtel, costumé en avocat britannique, avec robe et perruque. Cette même tenue que nous lui voyons aujourd'hui sur la couverture de son livre. Assis à côté de la statue de Sherlock Holmes de Meiringen, il explique un point de droit au détective qui l'écoute manifestement avec beaucoup d'attention.

Disons le tout de suite, ce déguisement lui a été assez facile car, à la ville, John Warwick Montgomery est effectivement barrister devant les tribunaux londoniens et d'autres lieux prestigieux comme la Cour suprême des Etats-Unis. Comme si cela ne suffisait pas, il est aussi théologien et enseigne les droits de l'homme à Strasbourg. Dernière précision, cette incarnation du sérieux et de l'humour britannique réunis en un seul homme est, en réalité, Américain, naturalisé Anglais il est vrai, et grand ami de la France où il passe chaque été. Chez cet éminent holmésien, le théologien nous fait penser à Ronald Knox et l'Américain anglicisé à John Dickson Carr...

Venons-en à son livre, même si l'homme est au moins aussi intéressant que l'oeuvre. En une dizaine d'études, il passe en revue quelques-uns des problèmes les plus classiques sur lesquels se sont penchés (et déchirés) les holmésiens. Citons l'emplacement exact du 221 Baker Street, les études de Holmes et son université, ses années au Tibet, les blessures de Watson, ses mariages, les fonctions réelles et la personnalité de Mycroft, etc. Sur tous ces problèmes, et quelques autres, John Warwick Montgornery ne prétend pas apporter de théorie nouvelle. Son propos est à la fois plus modeste et beaucoup plus utile. Dans chaque cas, il fait le point des différentes hypothèses avancées, avec une abondance de précisions et de références bibliographiques qui satisferont les plus maniaques d'entre nous (et Dieu sait s'il y en a) et il soumet chacune de ces théories au feu d'une critique dont on appréciera l'intelligence et la pertinence.

Grand amateur de vins français, membre de l’académie internationale des Gourmets et maître de la Confrérie Saint-Etienne, il était bien placé pour ajouter un article très documenté sur « Holmes vinaire ».

Dans l'étude qui donne son titre au recueil, Montgomery évoque la « transcendance » de Holmes. Le terme est à prendre dans son sens philosophique : « qui dépasse un ordre de réalités déterminés pour atteindre à l'universel. » Autrement dit, pourquoi le phénomène, le mythe Sherlock Holmes ? Après avoir éliminé ce qu'il appelle « les explications inadéquates », Montgomery se livre à une analyse, fondée notamment sur la littérature comparée et sur la psychanalyse jungienne, assez trapue intellectuellement et dont la lecture demande quelque attention. Pas élémentaire du tout, mon cher Watson, mais bien intéressant.

Calabash Press, Ashcroft, Colombie britan-nique, Canada. 12,50 livres ou 19,50 dollars US.

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