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Accueil » Critiques » Jacula contre Sherlock Holmes
Jacula Critique de
Jacula
par
chez Elvifrance
1 octobre 1977
» voir la fiche bibliographique
par
Eric S.
Ses autres critiques
Une lutte inégale : Jacula acculée ne peut que reculer Août 3, 2012

Connaissez-vous les fumetti ? Les fumetti désignent les « petits formats » (PF) italiens, car ces « petites fumées » évoquent l'aspect des phylactères sortant des personnages de bandes dessinées lorsque ceux-ci parlent, pensent ou réfléchissent. Les petits formats, jadis appelés en France « les illustrés » sont les ancêtres de nos bédés actuelles.
Dans la catégorie des fumetti, on trouve les petits formats destinés à la jeunesse et ceux destinés aux adultes. le temps a passé et cette littérature dite « pour adultes » semble aujourd'hui ne plus pouvoir intéresser que certains collectionneurs de nanars ou, plus paradoxalement, les lecteurs atteignant tout juste les 12 ans d'âge mental. La piètre qualité des dessins, souvent en noir et blanc, l'indigence des scénarios et la pauvreté des dialogues laissent pantois. Elvifrance a été l'éditeur français des fumetti « érotiques » italiens, entre 1970 et 1992. le développement simultané de la bande dessinée de qualité, des cassettes vidéo et de Canal+ aurait sonné le glas de ce type de littérature, osée pour l'époque, car massivement soumise à la censure. Elvifrance totalisera plus de 700 arrêtés d'interdiction, comme l'a rappelé récemment une exposition organisée par le Centre Pompidou : « Editeurs, les lois du métier » (novembre 2011 – janvier 2012).
Les nostalgiques ou les collectionneurs de nanars trouvent aujourd'hui leur bonheur sur les nombreux sites spécialisés vendant des PF d'occasion. Vous pouvez ainsi trouver pour une poignée d'euros les exemplaires qui manquent à vos collections. Et lorsque le mot magique « Sherlock Holmes » apparaît dans le titre, vous pouvez en faisant d'une pierre deux coups compléter également votre collection de machin-publié-qui-a-un-rapport-même-lointain-avec-l'œuvre-de-Conan-Doyle. le très sérieux site de la SSHF (La Société Sherlock Holmes de France) recense 4 titres de la série Jacula – du n°83 au n°86 – où apparaît le personnage de Sherlock Holmes. La silhouette et le nom de Sherlock Holmes sont sur l'illustration de couverture du n°83 intitulé « Jacula contre Sherlock Holmes », mais le détective anglais, en tant que personnage secondaire sollicité en guest star, n'y fait que de brèves apparitions.
Jacula est une jeune femme vampire qui revient à Londres où elle est accusée de crimes qu'elle n'a pas commis. Pour échapper à la police, elle se réfugie dans la demeure du véritable coupable, un homme souffrant d'une maladie de peau qui l'oblige à porter un masque de clown et à boire du sang frais. La police désorientée demande à Sherlock Holmes de l'aider dans son enquête. Finalement, Jacula décide de proclamer son innocence et de dénoncer le coupable. C'est du grand n'importe quoi.
Les dessins, en noir et blanc, sont peu travaillés et sans charme : Jacula a autant de sex-appeal que disons, Malfalda. Il faudra attendre encore plusieurs numéros pour que le style s'affirme (on trouve sur internet quelques pages du dernier numéro de la série, le n°116, intitulé « vitriol »). de même, on peut admirer sur internet de remarquables planches dessinées d'Alberto Giolitti, qui a abordé avec talent tous les genres (western, policier, de cape et d'épée…). Disons qu'ici, sa production n'est autre qu'alimentaire, mon cher Watson !

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