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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T2 : Morts et vifs
Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T2 : Morts et vifs Critique de
Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T2 : Morts et vifs
par
chez Soleil
26 mai 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Van Helsing n'aurait pas fait mieux ! Juillet 29, 2012

Dans le précédent tome, j'avais laissé Sherlock Holmes en pleine altercation avec le vampirique Owen Chanes, au cours de laquelle notre détective coulait comme une pierre, dans les eaux froides et sombres de la Tamise...

Le second tome répond donc à la question de la survie de Holmes. Je n'en avais point douté, sinon, pas de suite !

Grâce à l'aide de la vampiresse Joyce Middles, Holmes a évité de manger son extrait d'acte de naissance en même temps qu'il buvait le bouillon.

Le voilà fin prêt à se mesurer à une horde de vampires sanguinaires et à trouver l'agitateur, celui qui guidait Chanes.

Nous sommes toujours en 1891, durant le Grand Hiatus de Holmes. Tout le monde le croit mort, tombé dans les chutes de Reichenbach.

Tout le monde ? Non, pas son frère et encore moins les vampires.

Ne cherchez pas le brave docteur, ce cher Watson est absent "physiquement" de ce diptyque, mais Holmes se confie à son vieil ami dans une sorte de testament post-mortem, avant d'aller affronter son adversaire qui, de par sa nature vampirique, est d'une autre trempe que le professeur Moriarty.

Si Holmes ressemble toujours autant à l'acteur Michael Caine, son visage reste toujours aussi inexpressif.

Certes, le sujet de sa royale majesté garde son flegme et repousse les émotions, mais là, c'est limite visage du musée de cire de madame Tussaud !

Hormis ce détail, Holmes fait preuve de son légendaire pouvoir de déduction, sans oublier de nous en faire profiter dans ses explications, tout au long de l'album. Ici, pas de détails qui restent sans explications à la fin.

Ses facultés de chimiste et sa connaissance des drogues lui seront aussi plus que nécessaire et, ma foi, il les utilisera de manière bien intelligente, piégeant les chasseurs.

Une belle contre-attaque, bien énergique et quelque peu chargée en hémoglobine.

Oh, fallait pas venir le chercher et le menacer en agitant devant lui tout le mal que l'on pouvait faire à Watson et à son épouse s'il n'obéissait pas comme un brave petit chien. Mais personne ne donne des ordres à Holmes !

Ce second tome clôt donc cette petite incursion dans le monde des buveurs de sang avec d'une enquête policière transformée en une chasse aux vampires excellente, digne d'un Van Helsing au mieux de sa forme.

Certains diront qu'il n'était pas utile d'inclure Holmes dans une chasse aux vampires. Après avoir lu ce diptyque, je conclurai par le fait que l'histoire est bien réalisée alors qu'elle aurait pu se révéler casse-gueule.

Malgré le côté "fantastique" de la quête du détective, ce dernier a gardé toute sa sa superbe, tout son flegme légendaire, haussant à peine les sourcils devant l'existence des suceurs de sang, déjouant même les méfaits d'adversaires qu'il n'a pas l'habitude de combattre.

Moriarty, him self, ne fait pas le poids devant ces créatures dont les dents rayent le parquet et qui ont des ailes qui leur poussent dans le dos.

Sans oublier qu'ils ont plus de mordant que le Napoléon du crime qui vient de vivre son Waterloo aux chutes...

Le graphisme de l'album est superbe, hormis Holmes lui-même, comme je vous le disais plus haut. Quelques expressions de plus n'auraient pas été du luxe et auraient ajouté une plus-value à l'album.

Dessins sombres mais réalistes : en lisant, j'étais plongée dans l'époque victorienne. Le dessinateur n'a pas lésiné sur les décors londoniens, les rendant somptueux et authentiques.

Les combats sont explosifs, démoniaques et sanglants, nous réservant quelques surprises sur la fin. Les méchants ne sont pas toujours ce que l'on pense qu'ils sont et certains peuvent se révéler différents de ce que l'on a voulu nous faire croire.

En conclusion : je ne regrette pas de m'être penchée sur ce diptyque Holmes versus Vampires. Le récit était dynamique, Holmes fidèle à lui-même de par ses déductions et sa science, qu'elle soit de la chimie ou de la stratégie.

A réserver pour un public aimant le fantastique, bien entendu !


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