Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4643)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4643)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Sherlock Holmes, T1 : Les Origines
Sherlock Holmes - Les Origines, T1 Critique de
Sherlock Holmes - Les Origines, T1
par
chez Soleil
24 août 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Origines originales ! Juillet 29, 2012

Sa belle couverture (que certains trouvent moche) m'avait fait de l’œil, sur le site de la SSHF et le fait que ce soit un "comics" ne m'avait pas fait peur.

Se lancer dans une adaptation, ou dans une histoire inédite de notre détective préféré, bien connu de tous et mis à tellement de sauce, aurait pu se révéler une catastrophe, surtout dans un format aussi contraignant que celui du comics, plus petit que le format d'une bédé classique.

Pari relevé et réussi par Beatty et Indro qui nous livrent ici les origines de Sherlock Holmes (il n'est ici qu'un jeune étudiant, sortant déjà de l'ordinaire et nous montrera l'étalage de ses talents multiples).

Dès l'ouverture, on n'a aucun doute de notre entrée dans un comics. Le dessin, les couleurs, les ombres plus marquées. Pas d'erreur possible.

On ne perd pas non plus son temps : d'entrée de jeu nous tombons sur notre jeune Sherlock Holmes qui vient de résoudre une affaire et, un peu abîmé physiquement, il reçoit les soins d'un médecin vétéran, mettant ses connaissances au service de Scotland Yard, en tant que légiste, surtout.

Cet ancien médecin de l'armée, je vous le donne en mille, c'est le docteur Watson, qui sera fortement intrigué par ce jeune homme. Bon, entre nous, le jeune Sherlock passe difficilement inaperçu !

Mais pourquoi est-il blessé, le jeune Sherlock ?

Et bien, notre futur détective jouait les jeune extra cours d'un dîner mondain. Bizarrement, les invités semblent être subitement pris de vertiges et de pertes de conscience. Serait-ce le vin qui ferait tourner les tête ? Pas avec le peu qu'ils ont bu !

Le jeune Sherlock Holmes, à qui on ne la fait pas, en doute fortement...

Alerté par son incroyable instinct, il semble avoir mis le doigt sur un complot bien ficelé, visant à détrousser les nobles pendant leur sommeil artificiel.

Ce constat sera validé par l'arrestation de toute la bande par la police londonienne. Mais entre l'arrivée des zorros de la police, le jeune Sherlock se fera quelque peu malmener, rendant tout de même coup pour coup. Sa science du Baritsu lui sera bien utile.

La référence au Baritsu ne sera pas l'unique référence canonique, les auteurs nous parlerons aussi, entre autre, de Musgrave et du Gloria Scott.

Particularité de ce comics : les flash-back et la manière de nous faire changer de "situation" dans l'histoire.

Ainsi, si nous commencions pas un Sherlock blessé et un Watson le soignant, nous avons droit ensuite à un flash-back sur la bataille de Maiwand, en Afghanistan où le docteur Watson fut blessé, à l'épaule et à la cuisse (le scénariste résout le problème de la blessure de Watson qui migrait entre "Une étude en rouge" de l'épaule à la cuisse dans "Le signe des quatre") et ensuite, tout en revenant à la figure de Sherlock blessé pour deux cases, hop, sans transition, nous passons à son entrée en scène de son enquête.

Oui, de sa tête blessée nous passons à cette même tête en train d'enfiler un loup pour servir les riches nobles. Et ce ne sera pas l'unique fois dans l'album.

La manière de faire reste dans le subtil, je vous rassure, et même dans l'artistique, quelques fois. Si vous voulez le voir de vos yeux et que vous n'avez jamais lu ce comics, je vous conseille de venir voir une planche sur mon site, en exemple (http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/).

La seule faute de ce comics est que le joli minois du Holmes de la couverture ne ressemble pas à sa tête dans le comics...

Mais passons.

Intrigué par le souvenir du jeune homme étrange qu'il a croisé, Watson enquête un peu sur lui, découvrant sa chambre en désordre et le fait qu'il a une colocataire. Oui, "une" ! Jolie en plus... A son sujet, nous en apprendrons plus dans le second opus.

Ce premier tome est en fait scindé en deux : si la première partie concernait le cambriolage et la rencontre des deux hommes, la suite sera consacrée à de mystérieux crimes sanglants.

Vu qu'un mystérieux meurtrier semble prendre un malin plaisir à semer des cadavres dans les rues sombres de Londres, laissant la police perplexe (une fois de plus) et démunie... Vu que Watson leur suggère de faire appel à cet étudiant qui a démontré des capacités de réflexion et de déduction extraordinaires.

Pas le choix, mis au pied du mur, ils devront faire appel à notre Sherlock Holmes.

Une fois de plus, Holmes nous montrera l'étendue de son talent pour comprendre que les crimes reproduisent en fait les morts de douze César qui régnèrent sur Rome (César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien).

Ce sont les premiers princes de Rome ayant porté le nom et le titre de "César", de Jules César à Domitien.

Mais pourquoi les tuer de cette manière ? Ben vous le saurez au prochain épisode, ou en lisant tout simplement le second opus.

Vous avez l'air dubitatif ? Hésitants ? Même si je vous signale que les deux auteurs ont eu le mérite de me captiver, de m'embarquer pour une aventure totalement inédite, faite de mystères et de révélations.

Croyez-moi ou pas, mais c'était une lecture savoureuse et appréciable et j'ai lu la suite avec un grand plaisir.


---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite