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Accueil » Critiques » Les Quatre de Baker Street, T1 : L'Affaire du rideau bleu
Les Quatre de Baker Street, T1 : L'Affaire du rideau bleu Critique de
Les Quatre de Baker Street, T1 : L'Affaire du rideau bleu
par
chez Vents d'Ouest
21 janvier 2009
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Récit enlevé ! Et pas que lui... Juillet 17, 2012

Après avoir acheté, dévoré le tome 2, fait de même avec le 3, je suis enfin tombée sur le premier tome de nos quatre de Baker Street.

Enfin, dans ce numéro 1, ils ne sont encore que trois...

Nous avons Black Tom l'Irlandais impulsif, Charlie, qui a un petit secret et Billy, celui qui veut ressembler à Holmes.

Particularité ? Ce sont de jeunes enfants, les Irréguliers de Baker Street dans une autre version que celle de Wiggins et de sa troupe.

L'histoire se passe à Londres, en 1889 et nos trois garnements vivent dans l'East End.

Pas besoin d'avoir un Master en géographie pour savoir que l'East End, ce n'est pas le riche quartier de Belgravia...

Nos trois compères sont inséparables et, de temps en temps, travaillent pour Sherlock Holmes, menant des filatures, des surveillances...

L'avantage de commencer par le tome un (et pas de faire comme moi, le 2, le 3 et le 1), c'est qu'il permet de prendre connaissance avec nos trois compères, puis de celui qui sera le quatrième de la bande.

Là, je vous laisse la surprise, mais ne le jugez pas à son apparence, il aura son importance !

Bien sûr, nous croiserons aussi Holmes et Watson, mais ces deux piliers (de la littérature, pas de comptoir !) ne voleront pas la vedette aux enfants. Ce ne sont pas eux les vedettes de cette série, même s'ils font une agréable apparition dans les dernières pages.

Passons au contenu de l'album, voulez-vous :

Black Tom, Irlandais impulsif et ronchon, devient un vrai benêt devant Betty, dont il est amoureux. Mais ça, il se garde bien de s'en vanter devant les deux autres.

Quand Betty se fait enlever devant lui, notre bouillonnant Irlandais se lance à sa poursuite. Pas de bol, il n'arrive pas à la sauver tout de suite, ce qui lui donnera tout le reste de l'album pour la retrouver avec ses deux amis.

Vu que Holmes est absent, nos garnements vont devoir faire tout le travail tout seul et mettre en application les méthodes du célèbre détective.

Plongée dans les quartiers glauques, dans les maisons closes (enfin, pas si closes que ça...), du proxénétisme et de tout ce que les bas-fonds peuvent comporter de peu reluisant.

Les êtres humains qui grouillent dans ces quartiers ne sont pas animés d'intentions charitables et louables avec les jolies jeunes filles. Et quand on parle de "louable"... on parle de louer les charmes, avec les revenus pour la mère Claude.

Ayant adoré les deux autres tomes, je peux vous dire que leur première aventure est fort plaisante, très réussie et dynamique. Pas de temps morts.

Les personnages sont attachants et sympathique et vous régaleront avec de l'action, de l'humour et de l'émotion, du début à la fin.

Les décors, enfin, les dessins, nous plongent dans le Londres de 1889, lui donnant un peu plus de lumières par rapport à d'autres récits qui plongeaient dans Whitechapel, que ce soit avec Jack l’Éventreur ou pas (mes dernières lectures étaient fort sombres)...

Les dessins ont beau être statiques puisqu'ils ne bougent pas comme dans un film, pourtant, j'étais dans un film et les gamins bougeaient dans tous les sens. Le dessinateur les a rendu expressifs et cela ajoute une sacré dose dans le plaisir de la lecture.

Un bons scénario ne fait pas tout. Là, les auteurs concilient le scénar et le dessin, sans oublier les personnages, qu'ils soient les héros ou pas. Belle réussite pour le premier tome !

Les scènes de bagarres sont très bien mises en scène et le quatrième compère leur filera un sacré coup de main. Enfin, pas vraiment de main, plutôt de patte...

"Les Quatre de Baker Street : l'affaire du rideau bleu" est donc une très belle surprise qu'il serait vraiment dommage de rater.

Je vous conseille vivement les deux autres !




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