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Accueil » Critiques » La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau, T2
La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau, T2 Critique de
La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau, T2
par François Pardeilhan
chez Pin à Crochet
29 mai 2004
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
La valeur n'attend point le nombre des années... Juillet 15, 2012

Charmant, plaisant, entraînant.

Que voilà une agréable découverte que je viens de faire en lisant ce livre, toujours durant mes vacances de juin 2012. N’ayant pas su avoir le premier tome, j’ai donc commencé par le second, sans que cela nuise à ma lecture.

Le format du livre est inhabituel, étant donné qu’il est très fin et assez haut.

Nous nous retrouvons en compagnie de Sherlock Holmes et il a seize ans et demi, il est à Pau depuis deux ans pour cause de mauvaise santé et la cité paloise lui fut conseillée.

D’ailleurs, la cité compte de nombreux compatriotes à lui et Sherlock se fera un plaisir de vous en parler dans son introduction. Oui, c’est lui qui nous raconte ! Ce n’est pas rare d’avoir une narration à la première personne mais la rareté vient du fait que c’est Holmes lui-même le narrateur !

Notre jeune futur détective fourbi ses armes dans la cité et commence à mettre au point sa méthode, même s’il manque encore de pratique et que son bagage est en cours de construction.

Le livre est composé de trois histoires.

La première arrive lorsque Sherlock a seize ans et demi, nous sommes en 1870 et la guerre franco-prussienne est presque déclarée.

Notre jeune ami va tomber sur une jeune fille (qu’il nommera « dragon » au départ) qui éveillera en lui des sentiments qu’il ne connaît pas, qu’il ne comprend pas. C’est là aussi qu’il va découvrir la musique.

Le tout en résolvant une petite enquête en compagnie de cette jeune fille et de son oncle, jeune fille qui n’est pas insensible à son charme en plus !

Des références à l’univers de Doyle, notamment avec la babouche, le couteau sur le manteau de la cheminée, le baritsu, la boxe, la peau d’ours (on en parle dans «L’école du Prieuré), la robe de chambre (même si celle là, elle est trop courte).

Référence aussi au film de Billy Wilder « La vie privée de Sherlock Holmes », notamment quand on apprend qu’une cantatrice (non, par Irène Adler) fut tuée dans un train, non pour lui voler son argent, mais son ombrelle (souvenez-vous de Gabrielle dans le film).

Sans oublier les déductions qui feront de lui ce qu’il est.

Dans la seconde enquête, un an est passé, la guerre franco-prussienne est terminée, la belle de Holmes est repartie et le voilà sur une autre enquête, suite à des petits désagréments qu’il vient de vivre et dont il voudrait résoudre la cause.

Sherlock étant à ses débuts, il risque de se laisser emporter, de ne pas réfléchir, comme je l’ai fait aussi en lisant cette seconde enquête.

Quelques références à l’univers canonique avec des noms tels que « Musgrave » ou « Worthington ». Les déductions sont toujours présentes et si l’enquête est « correcte », elle ne casse tout de même pas la baraque. Mais elle est plaisante.

Les parents de Holmes sont présents. A noter qu’ils n’ont pas de problèmes, sont normaux et s’aiment. Sherlock lui-même est encore loin d’être froid et insensible.

À la fin de ces deux enquêtes, nous voyons Sherlock et ses parents retourner à Londres et quitter la cité de Pau.

Pour la troisième, c’est le retour de Holmes en cité paloise, en compagnie de son associé, Watson, même s’il n’est pas cité.

Ce fut le dernier paragraphe qui me fut douloureux… à Holmes aussi. L’auteur est vache.

Bref, un petit livre qu’il me fut agréable à lire. Je suis impatiente de lire les autres.

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