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Accueil » Critiques » Oscar Wilde et le jeu de la mort
Oscar Wilde et le jeu de la mort Critique de
Oscar Wilde et le jeu de la mort
par Gyles Brandreth
chez 10/18
4 février 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
Wilde is Wilde... Juillet 11, 2012

L'action se passe en 1892, principalement à Londres. Lors d'un repas qui réunit quelques personnalités dont les plus connues sont, outre Oscar Wilde et Arthur Conan Doyle, Ernest Hornung, Walter Sickert et Bram Stoker, l'ami Oscar organise un jeu pas très innocent qui consiste, pour chaque participant, à inscrire anonymement sur un bout de papier la personne dont il souhaite le plus la disparition. Les joueurs doivent ensuite trouver, pour chaque victime potentielle, qui dans l'assemblée l'a désignée, et pour quel motif.
Parmi les noms qui apparaissent au dépouillement figurent entre autres Wilde et son épouse Constance, et rien moins que Sherlock Holmes, encombrante création dont justement ACD dit à qui veut bien l'entendre vouloir se débarrasser (mais ce n'est pas lui qui l'a proposé). Comme on est dans un roman policier, on devine la suite : quelques heureux élus de cette macabre liste sont assassinés, ou tout du moins meurent de manière suspecte. Bien sûr, Wilde, secondé par le narrateur habituel de cette série, son ami et biographe Robert Sherard, ainsi que par ACD, mène l'enquête.
L'intérêt, comme pour les autres volumes de cette remarquable série réside plus dans les personnages, l'atmosphère, et l'arrière-plan socio/historico/politico/culturel que dans l'intrigue proprement dite, bien qu'elle ne soit pas rejetée au second plan par Brandreth et offre son lot de rebondissements. Et comme dans les autres opus , on a un déluge de bons mots, d'aphorismes spirituels, de répliques assassines, avec, cherry on the cake (je sais, on dit "icing on the cake"), de nombreux clins d'œil et allusions, aussi bien aux œuvres des différents protagonistes qu'à leur vie : ainsi, Stoker et ACD devisent à propos du rat géant de Sumatra, Wilde pousse Hornung qu'il sait amoureux à demander à ACD la main de sa sœur (on sait qu'il l'épousera en 1893, et leur premier enfant sera prénommé Arthur Oscar)....Et Wilde étonne et même époustoufle ACD (ça se dit ?) par la finesse et la justesse de ses déductions dignes de Sherlock.
Bien sûr, le champ des suspects (les participants au dit repas) se rétrécit de lui-même pour le lecteur, qui, un tant soit peu averti, sait bien que certaines célébrités mises en scène et dont la vie est connue de tous (ou presque) ne peuvent être coupables, comme Stoker, Sickert (bien qu'il ait été, 4 ans auparavant, soupçonné d'être Jack the Ripper), Bosie, amant de Wilde, ou encore Charles Brookfield qui sera en 1893 le premier à incarner Sherlock Holmes sur une scène (et donc à l'incarner tout court) ....
En bref, un bouquin excellent, intelligent, brillant même de par la lumineuse présence de Wilde, et qui vous fera aimer, si ce n'est déjà fait, l'auteur du "Crime de Lord Arthur Savile"

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