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Accueil » Critiques » L'ordonnance de Transylvanie
L'ordonnance de Transylvanie Critique de
L'ordonnance de Transylvanie
par Owen COX
chez Terre de Brume
1 janvier 2003
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Disponible sur ordonnance médicale ! Bonne prescription Mai 12, 2012

Ce pastiche de Sherlock Holmes était donc offert pour tout achat de plus de 40€ dans le catalogue des éditions "Terre de Brume"...

Je pus néanmoins le trouver chez mon bouquiniste préféré qui connaissait mon vice pour le détective de Baker Street et qui possédait ce petit bouquin dans ses trésors.

Au tout début de ce livre, nous avons droit à un entretien avec Arthur Conan Doyle réalisé par Bram Stoker, l'auteur de "Dracula" (7 pages). Conan Doyle nous raconte un peu son enfance, l'invention de Sherlock Holmes, ses différents noms.

L'introduction, elle, nous parle de l'amitié entre Stoker et Doyle. J'y ai appris que si, dans la nouvelle de Doyle "Une étude en rouge", Holmes, Watson et Mary Morstan ont rendez-vous devant le célèbre Lyceum Theâtre, c'est parce que ce dernier était managé par Bram Stoker !

Nous apprendrons aussi que dans l'ébauche de Dracula, on y trouvait un inspecteur de police nommé Cotford et un spécialiste en recherche psychiques (précurseur de van Helsing) nommé Singleton.

Les premiers brouillons de "Dracula" indiqueraient aussi une orientation de type histoire de détection, avec un professeur qui avait un rôle watsonniene.

Sans oublier que Doyle saluera la parution du roman de Dracula...

Bref, ces deux hommes s'entendaient bien et on se donne la peine de nous l'expliquer ou de nous le rappeler pour ceux qui ne le savaient pas.

Je savais qu'ils s'appréciaient l'un l'autre, mais je n'étais pas au courant pour le Lyceum Théâtre.

Venons-en à l'histoire proprement dite :

Ben, elle est courte, très courte puisqu'elle ne fait que 46 pages et s'apparente plus à une nouvelle, comme dans le canon holmésien.

Dès l'arrivée au 221b d'un mystérieux personnage étrange qui se déplace sans faire de bruit, on devine déjà QUI il est...

Ce mystérieux visiteur répondant au nom de Julius Erdely, médecin hongrois de... Transylvanie, charge Holmes (à la demande d'un de ces grands messieurs de sa connaissance) de retrouver un homme de confiance, le capitaine Veres, ordonnance d'un grand général.

Ah bon, dans le titre, la fameuse "ordonnance" ne visait pas une décision de justice ou un un acte législatif relatif à la région de Bruxelles-Capitale et qui a pratiquement force de loi, mais bien un soldat attaché à un officier !! Zut, ma formation en science juridique me colle encore aux basques !

Enfin, là n'est pas l'objet de ma critique...

Holmes mènera son enquête, se jouera des traquenards, en tendra un lui-même, utilisant Watson comme espion, parce que Holmes, il a déjà flairé l'affaire !! Watson, lui, fidèle à son rôle, fut plus aveugle qu'une taupe aux yeux crevés et ne vit pas ce qui crevait les yeux, pourtant.

Ce petit pastiche de 46 pages est très agréable à lire, l'histoire mêle le détective au fantastique, lui faisant croiser la route d'un autre monstre de la littérature, le tout sans tomber dans l'excès ou le n'importe quoi.

Les personnages sont fidèles et cela se lit très vite et avec grand plaisir.

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