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Accueil » Critiques » 7 femmes contre Edimbourg
7 femmes contre Edimbourg Critique de
7 femmes contre Edimbourg
par Ely M. Liebow
chez Baker Street
1 février 2012
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
Un curieux bouquin.... Mars 6, 2012

Un curieux bouquin que celui-là, qui prend pleinement son rythme de croisière au bout de presque 300 pages (sur 400) et nous offre alors 100 pages intéressantes. Avant ça, on a droit à un livre nonchalant et bavard, aux dialogues parfois insipides et oiseux, truffés d'incohérences, de naïvetés, de maladresses, certaines peut-être dues à la traduction. L'intrigue policière est alors balbutiante, et comme le ressort dramatique est bien détendu, rien ne vient retenir l'intérêt du lecteur. Pas évident de plus de s'attacher aux personnages, peu vraisemblables, sans véritable idiosyncrasie, et qui présentent souvent des réactions peu cohérentes. Toute empathie avec eux est difficile Les dialogues parfois sonnent faux, les personnages rient de répliques qui sont loin d'être drôles (du moins pour moi), et font des réflexions qui se veulent pertinentes, et ne le sont pas (toujours pour moi). Bref, je me suis surpris plusieurs fois à penser à autre chose en lisant, et à 2 doigts de ne pas continuer ma lecture. Finalement, c'est les quelques sympathiques clins d'œil holmésiens qui m'ont incité à poursuivre. Allusions à SPEC (le tisonnier tordu), à CARD (oreilles coupées).....
Ce qui est intéressant, c'est que Liebow assimile Bell à Holmes et Watson (Patrick Heron) à Watson (John), reproduisant entre les 2 hommes les rapports qu'entretenaient nos 2 amis : "Le bon vieux Watson, aussi solide et fiable qu'un roc. Je vous appelle en pleine nuit...vous êtes prêt aussitôt" (p 312) Ou encore : "Ce bon vieux Watson : un véritable phare au milieu des récifs et des écueils de ce monde troublé" (p327). Quant à Conan Doyle, il est finalement très effacé, qualifié même à un moment de "pas très brillant", bref, il semble un peu là par hasard et ne pas trop savoir ce qu'il y fait.
Ce qui sauve "7 femmes contre Edimbourg", c'est que c'est finalement un document sociologique important sur la vie à Edimbourg à cette époque, la misère qui y régne, et un document tout aussi important sur le monde médical, ses enjeux, ses tensions, ses grandeurs et ses bassesses.
On sort de cet ouvrage un peu décontenancé, avec l'impression d'avoir lu un bouquin brouillon qui aurait grandement eu besoin d'une relecture, de quelques coupes sombres et de pas mal de corrections avant publication, mais avait-il vraiment été écrit pour être publié ? On peut en douter, puisqu'il a attendu cette publication presque 30 ans ! Mais il est à coup sûr l'œuvre d'un passionné, et à ce titre, il mérite toute notre considération holmésienne !!


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