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Accueil » Critiques » 221b Baker Street
221b Baker Street Critique de
221b Baker Street
par Graham Moore
chez Le Cherche Midi
12 janvier 2012
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
Un polar biographique.... Janvier 25, 2012

Ce bouquin n'est pas un pastiche, Moore n'y met pas en scène SH, mais ACD, comme l'ont fait avant lui Frost, Satterthwait, Hjörtsberg ou Brandreth.
Deux histoires pas vraiment parallèles nous sont racontées (pas vraiment parallèles, car elles finiront bien entendu par se rencontrer, malgré les 110 années qui les séparent). La première, contemporaine, débute à un congrès des BSI, à Los Angeles (Jeffers avait déjà situé l'action de "Irrégulier, mon cher Morgan" dans un tel congrès). Alex Cale, un des plus grands spécialistes mondiaux de SH prétend avoir retrouvé un journal d' ACD qu'on croyait disparu à jamais, couvrant le dernier trimestre 1900, et dans lequel, selon la légende, il révèlerait les motivations profondes qui l'ont conduit à redonner vie à son héros. Un tel document aurait bien sûr une valeur considérable, tant du point de vue littéraire que du point de vue financier.
Mais Alex est retrouvé mort étranglé par un lacet, et de journal, que nenni ! Un membre des BSI intronisé de fraîche date, Howard White, au nom emblématique, entame alors une quête autant qu'une enquête, qui le conduira à la source de sa passion, en Angleterre donc, dans de hauts lieux holmésiens et doyliens. Une quête dont on pressent qu'il ne sortira pas indemne.
(Ce début fait penser à l' affaire Richard Lancelyn Green, dont l'auteur, dans la postface, avoue s' être inspiré.)
La seconde histoire se passe en 1900 et met en scène CD et Bram Stocker, amenés à enquêter sur une série de meurtres. Cette partie, surtout au début, est un peu trop chargée en détails biographiques peut-être plus intéressants pour ceux qui ne connaissent pas très bien la vie aventureuse d' ACD que pour ceux qui ont déjà lu plusieurs bios ou qui fréquentent assidument ce site si bien documenté ! Comme dans tous les polars historiques, nombreux sont les détails destinés à fixer solidement le récit dans son époque, mais ils n'alourdissent pas le récit, et cette reconstitution de l'ère victorienne, plaisante, vraisemblable et pleine de nostalgie (mais la nostalgie est peut-être dans l'œil du lecteur....), est sûrement l'intérêt principal de cette partie. Le contexte politique, culturel et social est très bien rendu (suffragettes) même si Moore prend quelques libertés avec la réalité (par exemple, il situe en 1901 un attentat contre CD qui a eu lieu 10 ans plus tard).
Cette construction en chapitres alternés permet de maintenir un suspense constant, même si l'intrigue 1900 n'est pas d'une originalité folle et n'offre finalement aucune explication satisfaisante quant à la résurrection du détective par son créateur.
Signalons aussi que Moore décrit très bien toute l'ambiguité des rapports entre un créateur et sa créature.
En bref, un excellent pastiche, bien écrit, à l'atmosphère plaisante et riche, auquel on peut juste reprocher une intrigue "historique" manquant d'originalité.
Mais il est vrai que Gyles Brandreth, avec le même duo renforcé par Oscar Wilde a mis en ce domaine la barre très haut !

PS : On peut se demander le pourquoi de ce titre, alors qu'il n'est pas question du 221b Baker Street dans ce bouquin dont le titre original est "The sherlockian".

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