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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes : Le secret de l'île d'Uffa
Sherlock Holmes, T4 : Le secret de l'île d'Uffa Critique de
Sherlock Holmes, T4 : Le secret de l'île d'Uffa
par
chez Soleil
1 août 2001
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Perdus, bijoux de famille. Décembre 31, 2011

L’île d'Uffa c’est cette fameuse Untold Story mentionnée par Watson mais jamais racontée par Conan Doyle... Chouette, m’étais-je dit.

Comme pour les autres albums de la collection, je n’aime toujours pas les dessins de Holmes. Son menton pointu ne me plaît pas du tout. Le dessinateur se rattrape en tout cas avec les autres dessins qui concernent les paysages, les autres personnages et les atmosphères. Pas de couleurs criardes comme dans la collection des « Bdétectives ».

Un petit plus que j’ai oublié de vous signaler dans mes autres critiques : la page de garde ressemble curieusement à l’illustration d’une photo tirée de la Granada, avec Jeremy Brett et David Burke, dans la rue.

Mais passons à l’histoire proprement dite : notre pauvre détective s’ennuie, est ironique avec Watson, lui signalant qu’il lui délaye sa solution à 7%. Heureusement, il va avoir une affaire à se mettre sous la dent.

Comme toujours, les allusions canoniques sont nombreuses et vous vous amuserez à les relever toutes.

L’intrusion de certaines exclamations anglaises dans les dialogues français est sans doute là pour donner un caractère « so british » et renforcer le discours, mais on aurait pu s’en passer sans problème.

Notre Lestrade ne ressemble en rien à un rat, le dessinateur lui donnant une bonne figure ronde. Il a dû trop forcer sur le Nestlé. J’ai relevé quatre affiches pour la marque, sur deux pages.

Quand une cantatrice fera appel à Holmes au sujet d’un prince de Ruritanie (cherchez pas, ça n’existe pas, c’est un pays imaginaire créé par Anthony Hope dans son roman « Le Prisonnier de Zenda ») avec lequel elle a une romance, vous sentirez comme un parfum de SCAN. Non, ce n’est pas Irène Adler et il n’y aura pas de photo hautement compromettante dans une position inadéquate ! Mais cette histoire entraînera notre détective loin de Londres, sur l’île d’Uffa, située en mer d’Irlande.

Mais avant que nos amis n’aillent s’amuser sur l’île, nous avons Mycroft qui débarque au 221b, une usurpation de poste et une prophétie au sujet des bijoux de famille que le gentil prince n’a plus ! Bon sang, ça manquait, une prophétie ! Ce qu’il faut récupérer, c’est une copie du rituel de Musgrave, Templiers et vers de Mirliton, compris dans le prix. « Celui qui les emblème aura, Sur le trône siègera, Mais avant tout ça, Les retrouver tu dois, Et pour cela, L’énigme tu traduiras ». Enfin, un truc dans le genre...

Allez, Holmes ressort sa macfarlane à carreaux (change jamais ?) qui perdra même ses carreaux durant quatre cases. Watson est toujours le crétin qui ne pense qu’à manger.
Tiens, lorsque Holmes essaye de décoder le message, nous avons une référence à REDH et son fameux problème à trois pipes. Le code est un peu simpliste, une sorte de « Lève ton Q » en moins impoli.

Le final est très jamesbondien avec des « coucou, devine qui est derrière-toi ? », des répliques marrantes de Holmes, digne de l’espion au service de sa très gracieuse Majesté et des « hauts les mains » dans toutes les langues. Passons sur les invraisemblances dignes d’un 007, quand Holmes nage et rattrape le canot. Et vu la suite, j’ai pensé que certains s’entraînaient déjà pour le débarquement de 44... Sauf que nous n’étions pas en Normandie.

Bref, de l’action et comme par hasard, le cousin turbulent de la reine est toujours derrière tout cela, telle la pieuvre Octopussy portant un casque à pointe. Mycroft devra potasser une autre prophétie : « Prends pas ton p’tit frère pour un con ».

Dans la dernière case, on apprendra que Holmes à peur que la cérémonie de mariage de la cantatrice ne le rende mélancolique, pensant à une autre cantatrice, la belle Irène. Holmes a un coeur, c’est déjà ça.

Malgré tous ces petits défauts, c’est le meilleur album des quatre de cette collection, mais pas assez que pour un avis positif à cent pour cent.

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