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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes : L'étoile sanglante
Sherlock Holmes, T1 : L'étoile sanglante Critique de
Sherlock Holmes, T1 : L'étoile sanglante
par
chez Soleil
1 mai 2000
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Ça commençait bien, pourtant... Décembre 31, 2011

Attention, ceci n’est que la réédition du tome 7 paru aux éditions « Lefrancq Bdétectives » sous le même titre. Ou comment arnaquer le lecteur/acheteur s’il n’est pas attentif à ce qu’il fait. Je l’étais (attentive) et je ne l’ai pas acheté une deuxième fois après son transfert aux éditions de Soleil Production.

L’album n’étant pas scénarisé par A-P Duchâteau mais par Croquet, il commence correctement et agréablement par un joli meurtre où il manque à la victime le coeur et la main gauche. « Agréable ? » me direz-vous. Bien sûr ! En règle générale, quand c’était Duchâteau aux commandes et qu’il n’était pas tenu en main par un scénario original de Conan Doyle, ça partait très souvent dans le non-sens dès les premières cases !
Là, nous avons un meurtre bien sanglant, des déductions de Holmes sur les pensées de Watson au sujet du crime qui ressemble à ceux de Jack L’éventreur, un inspecteur Lestrade qui vient quérir Holmes, de manière innocente, pour l’emmener examiner le corps à la morgue. Même si le détective en conclu à des mutilations rituelles pratiquées par un couteau sacrificiel, l’histoire partait dans le bon sens.

Les dessins sont corrects, les allusion canonique présentes : le « Strand », les nombreux déguisements de Holmes qu’on le voit adopter sur plusieurs cases, sur le fait qu’il torturait son violon en réfléchissant et qu’il fumait comme un pompier. Je passerai sur le fait que Holmes porte, encore et toujours, sa cape macfarlane à carreaux et sa deerstalker.

Par contre, énormes erreurs quand ils font dire à Watson (en s’adressant à Reginald, l’employé qui s’occupe du rayon « Incunables » de la bibliothèque du British Museum) que Holmes s’est parfois occupé d’affaires qui n’étaient pas étrangères à la sorcellerie et qu’il a publié d’intéressants comptes rendus dans le Strand, à savoir « Le chien » (HOUN) et le « Vampire » (SUSS).

Hors, comme l’histoire se passe deux ans après les crimes de l’éventreur (c’est dit dans l’album), nous sommes donc en 1890 (les crimes de Jack ayant eu lieu en 1888).
Pas de chance, HOUN fut publié dans le Strand en 1901 et 1902, tandis que SUSS fut publié en 1924. Hem, elle est forte, celle là !! Watson parle d’histoires non encore publiées !

Pire encore : SUSS est datée, au plus tôt, en novembre 1897 et au plus tard en novembre 1901, donc, ils ne sont pas encore censé l’avoir vécue. Dans le cas de HOUN, ils pourraient déjà l’avoir résolue, étant datée au plus tôt en septembre 1886. Pas si on prend la date au plus tard qui est septembre 1900. Troublant, n’est-il pas, ces erreurs ? Ou alors, elles sont dans la continuité du canon et de celles de Watson. Ce n’est ni la première, ni la dernière qu’il commet. Merci, au passage, au livre « Quel jour sommes nous, Watson ? » de J-P Crauser pour la chronologie des aventures holmésienne.

Mais revenons à notre enquête... Holmes avancera assez vite (44 pages obligent), comprenant rapidement qu’un rituel satanique est derrière tout cela (moi aussi, je l’avais compris) et les différents meurtres formeront un joli pentacle sur la carte, comme dans le film premier de Ritchie (qui est postérieur à l’album). Jusque là, tout va toujours bien au niveau scénaristique.

Enfin, tout allait bien...

La plongée dans le grand n’importe quoi va commencer à la page 30... J’avais même deviné qui était derrière tout ça. C’est vous dire.

Les quatorze dernières pages sont tirées par les cheveux, sur fond de combats politiques et de n’importe quoi. L’allusion à la « radix pedis diaboli » de DEVI me laissera de marbre. Non, trop facile comme explication finale... Dommage, il avait bien débuté, cet album. Le final plombe tout le reste.

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