Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T1 : L'appel du sang
Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T1 : L'appel du sang Critique de
Sherlock Holmes et les vampires de Londres, T1 : L'appel du sang
par
chez Soleil
27 janvier 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Mors-moi, grand fou... et mordue je fus Décembre 31, 2011

Quelle n’avait pas été ma surprise en découvrant cette bande dessinée. Sherlock Holmes vs vampires ? Saberhagen l’avait fait en roman, mais en bédé, c’était une première pour moi. « Encore du Holmes à la sauce fantastique ? » ais-je grogné, me souvenant des bandes dessinées, scénarisées par d’autres, et qui partaient vite en sucette, pour rester polie. Pourtant, ici, je fus mordue parce que le scénariste ne s’est pas enfoncé dans le n’importe quoi, même si on parle de créatures mortes-vivantes...

Ma première impression, lorsque je l’ouvris, fut bonne. Dessins corrects, agréables, couleurs dans les tons sobres, mats, pas de couleurs vives. Les décors sont détaillés et très précis. Joli coup de plume. Voir les Champs-Élysées parisiens avec uniquement quelques fiacres et des gens qui s’y promènent, c’est agréable. Rien à redire au niveau du graphisme. Et le scénar ? Ce n’est pas un nanar !

Nous sommes en pleine période du Grand Hiatus, à Paris. Sherlock Holmes me fait penser curieusement à l’acteur Michaël Caine et c’est là que le bât blesse (et rien que là) car Holmes a un visage trop épais et bien souvent, sa figure est inexpressive, ressemblant à un masque de chez madame Tussaud. Dommage.

Quant aux vampires qui veulent à tout prix emmener Holmes auprès de leur maître Selymes, certains ont l’air d’avoir été croisé avec des loups-garous tellement leur physionomie est métissée d’oreilles pointues et velues. Bref, ils ne sont pas beaux puisque ce sont de vrais vampires, eux. Dans cette bande dessinée, vous ne trouverez pas de vampire ressemblant au bel Edward Cullen (enfin, « bel », c’est façon de parler, hein !) et c’est tant mieux ! Un vampire, ça doit être méchant, cruel, retors, sans remords, prêt à tout pour vous sucer le sang ou plus, si affinités. Hors, le Selymes en question (le maître vampire) n’aurait pas été contre le fait de nous transformer notre détective en créature nocturne, et pas dans le but d’écumer les boîtes de nuit en chantant « Sé, Sé, Sé, Sélimèse » (humour de fin de soirée et basé sur la chanson de David Martial « Célimène », la préférée des gynécologues).

Holmes refusera, vous comprenez bien, mais sera forcé d’aider le maître vampire à mettre la main sur Chanes, véritable machine à tuer, dans le but de protéger Watson et son épouse de la vindicte vampirique. Et oui, Chanes, attire un peu trop le courroux de la monarchie en s’attaquant un peu brutalement à certains bâtards de la royauté. Pas de bons scénarios sans quelques rejetons illégaux de la monarchie anglaise...

Voilà donc notre détective, flegmatique en présence de vampires, comme si c’était courant et naturel d’en croiser, obligé de jouer au chien de chasse pour un mort-vivant, accompagné d’une morte vivante comme équipière-surveillante et qui ressemble furieusement à LA femme... Ce n’est pas elle. Mais cela donnera une bonne petite confidence de Holmes quand il sera sur un bateau avec la vampire à ses côtés. J’en ai frissonné de plaisir.

Ce premier épisode, mené sans ennui, se termine sur un cliffhanger qui vous donnera envie de connaître la suite. Ce que j’ai fait en achetant le tome 2.

Bref, une bonne bande dessinée, mais si vous n’aimez pas le fantastique vampirique dans l’univers de Holmes, passez votre chemin. Moi, cela ne me dérange pas quand c’est bien torché et « crédible ».

Vu que les vampires sont vrais et pas des gens déguisés pour le Carnaval ou des vampires de pacotille avec une fleur entre les lèvres, c’est super.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite