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Accueil » Critiques » Les Quatre de Baker Street, T3 : Le Rossignol de Stepney
Les Quatre de Baker Street, T3 : Le Rossignol de Stepney Critique de
Les Quatre de Baker Street, T3 : Le Rossignol de Stepney
par
chez Vents d'Ouest
5 octobre 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Il n’y a pas de mots pour le dire, il n’y a plus de mots : « Magnifique ! » Décembre 26, 2011

Agréable surprise de le trouver dans mes cadeaux de Noël, offert par mon homme qui connaît mon vice et qui l’alimente de temps en temps.

Les dessins sont toujours agréables pour l’oeil et pas de couleurs criardes. Le scénario est un très gros cran au-dessus du précédent. Le tome 2 était génial, mais ici, on passe à un autre niveau. Il est supérieur au précédent.

Dans cet album, on découvre enfin le visage de Holmes. Il est grand et maigre. Notre détective est en grande agitation et il nous offre une vision d’un retournement d’appartement digne de Jeremy Brett dans « Le malade à domicile » (PATI). On découvre, pêle-mêle, la peau d’ours (PRIO), la casquette deerstalker, le macfarlane, des expériences chimiques, les encyclopédies et une seringue. Sherlock Holmes les charge d’une mission car il a beaucoup à faire avec un certain professeur Moriarty et il se plaint de Watson qui a répondu aux sirènes de la félicité domestique en se mariant.
Excellents dessins des visages étonnés des trois enfants, découvrant le désordre de Holmes, tandis que le chat est amusé. Les mimiques de ce dernier furent autant de sourires amusés de ma part. Les dialogues sont toujours délicieux et la différence de langage encore plus prononcée qu’avant. Cela m’a procuré une nouvelle fois des sourires jusqu’aux oreilles lors des « traductions » faites par Billy.

Pas de politique et de révolution russe dans cet album, mais du racket de commerçant, digne de la Mafia, en toile de fond. Comme d’habitude, la police du quartier ne fait rien, car complice. Le pot-de-vin datant de Mathusalem... No comment.

Bref, la simple mission de surveillance que Holmes a confiée aux enfants ne se déroule pas tout à fait comme prévu et les voilà embarqué dans une histoire plus sombre en aidant la jeune fille surnommé « le rossignol de Stepney ». Le méchant, lancé à leur poursuite, est tout de même affublé du délicat surnom de « Bloody Percy » et ce n’est pas un enfant de chœur. Loin de là ! Le méchant est réussi, une fois de plus et ses pantalons sont cocasses.

Les bas-fonds composés de sa pègre de tout poil et de tout âge sont omniprésents et le dessinateur a bien représenté la différence entre le Londres d’en bas et celui des bourgeois, avec le jeune Lord Neville. La tête de sa mère en découvrant les Quatre dans son salon. Un grand moment.

Une sordide plongée dans l’asile de Beldam nous laissera découvrir dans quelles conditions déplorables on traitait les fous et combien il était facile d’y interner des gens sains d’esprit quand la famille (ou votre conjoint) voulait se débarrasser de vous. Je ne parierais pas ma chemise que ce n’est plus ainsi, de nos jours.

Bonne surprise, le docteur Watson aura un rôle un peu plus important que dans le tome précédent. Il est beau, notre docteur. La taille assez mince et pas une boule de graisse comme chez « Bdétectives ». Enfin un dessinateur qui se soucie un peu de la description canonique.

Nos garnements et leur chat sont toujours aussi débrouillards, toujours prêt à aider la jolie demoiselle, quitte à avoir des ennuis jusqu’au cou. Et oui, le salopard en est vraiment un de la pire espèce et si Holmes utilise les gosses pour retrouver des personnes, rien n’empêche Bloody Percy de faire de même. Nos jeunes amis, la demoiselle y compris, ont des soucis à se faire et Lord Neville aussi.

Après toutes leurs péripéties qui m’ont tenues en haleine jusqu’à la fin, je me suis prise une claque monumentale dans les derniers pages (vous ne saurez rien). Magnifique ! Ensuite, je m’en suis prise une deuxième (je ne vous dirai pas pourquoi) et une troisième tout de suite après en apprenant que le méchant était bien le fils bâtard de... son père (je vous la laisse découvrir).

Non, franchement, là, c’était un feu d’artifice de révélations qui me font classer cette bédé dans les toutes bonnes. Et pas rien que pour cela. Le scénario se tient aussi et il est très, très bon, en plus. Cela vaut la peine de lire cet album. Pas de fantastique ou de choses inexpliquées à la fin et pas besoin d’aspirine pour comprendre la trame. Il est complexe tout en étant simple, haletant et bien torché.

Gros soupir de soulagement devant le dessin de l’inspecteur Lestrade. Notre inspecteur est petit (ou pas très grand), et a un air de ressemblance avec un rat, au lieu d’une grosse figure remplie de bonhomie que lui ont donné certains dessinateurs. Hallelujah !

La découverte de cette série est un véritable bonheur et aucun des personnages canoniques n’y est caricaturé à l’extrême...

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