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Accueil » Critiques » Holmes, T1 : L'Adieu à Baker Street
Holmes, T1 : L'Adieu à Baker Street Critique de
Holmes, T1 : L'Adieu à Baker Street
par
chez Futuropolis
23 novembre 2006
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Les révélations risquent d’être fracassantes ! Novembre 28, 2011

Cela commence par la question habituelle : Sherlock Holmes est-il mort en même temps que Moriarty aux chutes de Reichenbach ? Si oui, pourquoi son frère Mycroft fait vider le 221b Baker Street, brûler tous les dossiers qu'il aurait traités dans les deux dernières années ? Pourquoi le dossier Moriarty, remis à l'inspecteur Patterson du Yard ne contient que des feuilles vierges ? Plus le Dr Watson enquête et plus le mystère s'épaissit...

C'est un coup de cœur que j'ai eu pour cet album. Il me fut chaudement recommandé par une connaissance et je ne regrette pas de l’avoir écoutée.

Le scénario de Brunschwig est particulièrement original. Les auteurs s'attaquent ici au "grand hiatus", la fameuse période durant laquelle Sherlock Holmes est « censé » avoir disparu brutalement après un ultime affrontement avec son ennemi mortel. En plus, dans ce tome 1, on entrevoit la jeunesse de Holmes, jamais abordée dans le canon, si ce n’est pour nous parler de son frère aîné, si peu, d’ailleurs.

Dans ce récit, nous retrouvons donc notre brave docteur Watson, rentré à Londres, effondré par la disparition de son meilleur ami. Le jour où il apprend les manœuvres étranges entreprises par Mycroft, un doute effroyable s'insinue dans son esprit. Je n’en dis pas plus !

Les dessins de Cecil, très sobres, entièrement réalisé en aquarelle monochrome bleu/gris, avec des dégradés de bleu, sont assez déroutants au départ. Très beaux, mais les couleurs m'ont surprises. Je ne suis pas du tout habituée à ce style, mais au fur et à mesure de ma lecture, je m’y suis faite, même si j’aurais mieux aimé des couleurs conventionnelles (je pinaille encore une fois).

Malgré tout, je comprends le dessinateur, cela donne un style très victorien, une ambiance particulièrement sombre et elle s'accorde volontiers avec ce que le scénariste nous apprend. J’ai beau ne pas être d’accord avec sa vision des choses, j’ai apprécié le livre et dévoré d’un coup.

La structure du récit, très agréable à lire et particulièrement bien amenée, est tout à fait digne du canon. Holmes est ressemblant à ce qu’il devrait être, grand et mince (même si peu présent dans l’album) et Watson est mince, athlétique, malgré les cheveux blancs. Ils ne l’ont pas dessiné en gros lourdaud, au moins ! Sans oublier la présence de l’agent littéraire de Watson, j’ai nommé : Arthur Conan Doyle...

Pour moi, sans conteste, les instants les plus marquants sont les flashbacks de l'esprit de Watson : beaux et émouvants, tout en restant sobres, eux aussi. Surtout le rêve qu’il fait (ou plutôt un cauchemar) et où il revoit son ami dans la pénombre de sa chambre, s'entretenant avec lui sur un ton de la plaisanterie qui est en fait d'une noirceur toute holmesienne, avec des propos d'une ironie cinglante, presque méchante, qu'il lui adresse...


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