Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes, T1
Sherlock Holmes, T1 Critique de
Sherlock Holmes, T1
par
chez Panini Comics
2 novembre 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Faites entrer l'accusé. Novembre 28, 2011

Accusé de meurtre (en chambre close, siouplait !) Sherlock Holmes est arrêté. Toutefois, il s'évade, fait trois petits tours dans Londres et est aussitôt repris de la façon la plus idiote qui se puisse imaginer. A la fin, il est jugé et prouve son innocence (vous en doutiez ?). Entre la mise en place et la conclusion, pour meubler un peu, Watson s'inquiète, Mycroft a l'air de s'en foutre, Lestrade appelle Watson "John", des cambrioleurs cambriolent, des prostituées font leur métier, des crieurs de journeaux crient et la reine Victoria reçoit un noble germanique menacé de mort.
Grosse déception: le dessin est très inégal et présente, au niveau de l'encrage, une espèce de flou gênant qui finit par faire réellement mal aux yeux (sans compter que les ombres sont agencées de telle manère que l'on a souvent l'impression d'avoir affaire à des personnages ayant tous contractés la petite vérole ! Mrs Hudson en particulier !); Lestrade présente un physique qui conviendrait parfaitement à Watson; Watson, quant à lui, a la tête d'un bouledogue qui conviendrait tout à fait à Lestrade (une seconde de relâchement d'attention et on ne sait plus qui est qui !)
Concernant le scénario, il est assez confus lui aussi: comme je vous le disais,entre le début et la fin, les personnages vont et viennent sans que leurs actions, parasitées par des scènes de remplissage destinées à créer une atmosphère de tension populaire ou à montrer que Holmes (physiquement insignifiant tel qu'il est vu par le dessinateur) sait pratiquer la baston avec brio, ne soient toujours claires (le parti-pris de continuer systématiquement l'histoire d'un autre point de vue narratif à chaque fois que l'on tourne la page -changements de lieu, de personnages, le tout sans texte de liaison- finit par ajouter à la migraine que l'apect "Supercolor Tryphonar" des dessins avait déjà fait naitre); l'intrigue, malgré cette narration alambiquée, se révèle finalement assez peu intéressante (au point que l'on finit par se dire "tout ça -migraine et conjonctivite comprises- pour ça ?")
Reste une atmosphère sombre, un Londres qui a vraiment l'air très sale et poisseux, y compris dans le West End.... en ce qui me concerne, c'est peu.

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