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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes contre Jack l'éventreur
Critique video
Sherlock Holmes contre Jack l'éventreur
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Agréablement surprise ! Sciée, même... Novembre 13, 2011

Dire que j’étais passée à côté de ce DVD sans le voir... Si l’amie qui me suivait ne me l’avait pas agité sous le nez en m’interpellant, je ne l’aurais point vu. Pourtant, le titre me fit hésiter : « Oh non, encore une confrontation avec Jack ! A quelle sauce vont-ils le mettre, cette fois ? ». Ayant trop lu des livres qui mettaient en scène Holmes et l'Éventreur, j’étais septique. Et bien, j’ai passé une très bonne soirée en sa compagnie tant le scénario était bien ficelé, me faisait suspecter un peu tout le monde, avant de comprendre...

L’acteur John Neville, qui campe Holmes, le fait avec brio, même si j’aurais apprécié un peu plus d’expression du visage (pour cela Brett reste mon number one) et de petits gestes brusques, comme lui savait le faire. Mais je pinaille ! L’acteur est bon, portant le costume avec élégance et l’habit de soirée encore plus, le haut-de-forme lui allant à merveille. Un mauvais point pour la casquette deerstalker, le manteau à carreaux (portés deux fois) et un autre pour le « élémentaire, mon cher Watson », sauf s’ils lui ont fait dire avec ironie pour se moquer des autres. A contrario, quelque phrases ainsi que des références canoniques tombaient juste à propos.

Le Watson joué par Donald Houston n’est pas un des meilleurs, mais c’est une affaire de goût. Il lance trop souvent des « magnifique » ou autres adjectifs dithyrambiques à Holmes dès qu’il lui explique une déduction. A la fin, c’est lourd. C’est ma seule critique pour lui.

Quant à Mycroft, bien que je n’aie pas aimé sa petite bouche qui me faisait penser à celle d’un rat, sa manière de jouer était bien agréable à voir : ses déductions et ensuite son énervement au 221b, face à son cadet qui grattouillait le violon valaient leur pesant d’or. Excellentes ses récriminations au sujet du violon que leur mère n’aurait pas dû offrir au cadet.

L’atmosphère de Londres et de ses quartiers miséreux n’est certes pas reconstituée à merveille – la capitale ayant à rougir des conditions de vie plus que déplorables des miséreux à cette époque – mais cela n’entache pas le déroulement du film et son scénario qui, pour une fois, ne tenait pas sur un demi ticket de métro. Il eut été difficile de reproduire à l’exactitude la misère des gens. Quelques détails étaient appréciables, notamment dans la scène d’ouverture au pub, où, si on est attentive, on peut voir une prostituée fouiller dans la poche d’un militaire qui la remarque et lui tapote la main.

Ce qui m’a fait rire, par contre, c’est quand le légiste essuie son couteau, après une autopsie. Je me suis demandée où l’accessoiriste avait trouvé de la si belle peinture rouge... Je sais, le film date de 1965, mais un peu de sang de porc aurait fait plus « vrai ». Sauf s’ils ne voulaient pas que le film soit interdit au moins de seize ans, étant déjà interdit au moins de douze... Voilà pourquoi les meurtres sont montrés fugacement et que vous ne verrez pas Jack découper en morceau les prostituées. De plus, les meurtres se succèdent plus rapidement que dans la réalité, l’action ne devant pas en souffrir. Un bon point pour le fait que effectivement, Mary Jane Kelly fut trouvé éventrée chez elle, la porte fermée à clé. Je ne sais pas si le scénariste était au courant de ce détail que peu connaissent, mais il fut respecté et la scène aurait pu se dérouler de cette manière, donnant à l’assassin la clé pour entrer.

Au final, je fus agréablement surprise de la plausibilité du coupable. La dernière scène, c’est l’arrivée d’un melon au 221b qui était une grosse référence à « l’escarboucle bleue ».

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