Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » La Jeunesse de Sherlock Holmes, T1 : L'Oeil du corbeau
La Jeunesse de Sherlock Holmes, T1 : L'Oeil du corbeau Critique de
La Jeunesse de Sherlock Holmes, T1 : L'Oeil du corbeau
par Shane Peacock
chez Milan
25 septembre 2008
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Agréablement surprise ! Novembre 11, 2011

Ce fut un coup de chance de tomber sur ce livre alors que je ne le cherchais pas. « Chouette, un nouvel apocryphe », me suis-je dis, me fichant pas mal qu’il soit en "littérature jeunesse". Un livre sur Holmes vaut bien que je le lise avant que je médise.

Après lecture, je me suis félicitée de l'avoir acheté. Quelques petites adaptations par rapport au canon, les parents de Holmes n’étant pas de petits propriétaires terriens, mais qui vivent de manière un peu chiche à Londres, dans un quartier pour tous les défavorisés aux comptes bancaires inexistants et qui tirent le diable par la queue.

Sa mère, Rose Sherrinford (clin d'oeil au prénom que SACD voulait donner à son personnage, finissant par le nommer Sherlock) était issue d'une famille aisée, mais pas le père, Wilber Holmes (pas d’allusion au sujet du père qui aurait pu s’appeler Siger), juif et peu fortuné. Ils se marieront contre l’avis des parents de Rose et partiront dans ce quartier mal fréquenté. Les parents de Rose ayant déshérité leur fille, les salauds, obligeant le couple à se débrouiller avec peu d’argent et à travailler dur.

En tout cas, Rose a une grande affection pour son fils cadet, qui lui, n’aime pas trop l’école, sauf si elle est buissonnière.

Mycroft est absent, sauf pour nous apprendre qu'il travaille et l’auteur parle aussi d'une sœur, Violet, morte à l'âge de quatre ans. Bref, il plante le décor et les origines, puisant dans les non dit fort nombreux.

Voici donc notre jeune Sherlock, déjà friand des journaux et d'histoires à sensation, des crimes sordides, qui croise la route des Irréguliers... Attention, rien à voir avec la bande sympathique du canon. Il y a là un certains Maléfactor, jeune homme de quinze ans, chef de la bande, qui déteste Holmes. Directement, il m'a fait penser à quelqu'un... Non, pas Malefoy de Harry Potter, quoique... Je vous met sur la piste : ce garçon est intelligent malgré le fait qu'il vive dans les taudis, il parle très bien, comme s'il n'était pas issu de la fange de la population mais du haut du panier, c'est une sorte de Holmes en version "obscure", c’est un chef, un meneur, passionné de géométrie... Oui, aime aussi les problèmes mathématiques... Un peu plus ? Holmes le nomme "le petit Napoléon du banditisme"... Vous avez compris, je pense.

Nous croiserons aussi un certain Andrew C. Doyle, moustachu, et sa fille, prénommée... Irène ! Oui. Ils vivent à Montague Street (la première adresse de Holmes), et la mère est décédée. Elle et Sherlock deviendront amis, elle l’aidera même dans son enquête sur la mort suspecte, le cachant dans la niche du chien (un grand péteur, celui-là) quand Sherlock devient fugitif.

Sherlock devra démontrer toute son habilité lors de cette enquête, se déguiser, fuir, escalader des murs, faire ami-ami avec les Irréguliers et leur terrible Maléfactor, additionner les indices, observer les corneilles, oiseaux intelligents et ne pas se faire attraper par un certain Lestrade.

Irène l’aidera du mieux qu’elle peut, mais le danger qu'elle pourrait courir lui fera renoncer à cette amitié naissante. Dommage, on sentait bien que la fille aimait bien notre Sherlock et que cela était réciproque. Maléfactor aussi, l’aimait bien, Irène. Le livre se termine sur une note tragique et Sherlock deviendra celui qu’il sera plus tard.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite