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Accueil » Critiques » La vie privée de Sherlock Holmes
La vie privée de Sherlock Holmes Critique de
La vie privée de Sherlock Holmes
par Michael Hardwick / Molly Hardwick
chez Néo
1 juillet 1985
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Gabrielle, tu brûles mon esprit... ou Holmes pas si froid que ça... Novembre 11, 2011

« A lire les aventures de Sherlock Holmes racontées par son ami le docteur Watson, ne prendrait-on pas l'illustre détective pour une froide machine à penser, tout en cerveau et sans cœur ? Mais peut-être est-ce parce que Watson a laissé de côté certains épisodes, estimant que la vérité — comme le gibier — gagne parfois à ne pas être consommée sur l'heure. »

Imaginez donc ma tête lorsque je tombai sur ce pastiche, dans une bouquinerie, et lorsque mes yeux se posèrent sur la couverture des Editions Néo avec la femme aux seins nus, aux seins lourds et aux seins blancs (Sardou, sors de ma tête)... Nous n’étions pas encore en 1990 (si j’me souviens bien), j’étais toujours mineure et je n’avais jamais vu le film de Billy Wilder. (Internet n’existait pas pour le commun des mortels que nous étions, les enfants ! 1990...). Ma question était : pouvais-je acheter ce livre ? Était-il porno ou juste pour moi ?

Une fois mon achat terminé, je rentrai à la maison toute guillerette – dans un dessin animé, j’aurais sautillé de bonheur et chantonné. Ce fut avec voracité que je me jetai sur le livre afin de découvrir ce que j’imaginais sur mon détective préféré.

Je manquai de m’étrangler lorsque Holmes avoua que lui et Watson étaient ensemble... QUOI ?? Ah, d'accord, c'était juste pour éviter de devoir jouer à l’étalon reproducteur avec la danseuse russe. Déjà à l’époque, cela me crispait, qu'il y ait pareille relation entre les deux hommes. Cela énerva Watson aussi. Non mais !

Le livre me laissa tout de même un goût amer, l’auteur s’évertuant à arrêter le récit juste au moment où cela devenait intéressant dans la chambre de Holmes avec Gabrielle (désolé, Johnny Hallyday chante sa chanson éponyme dans ma tête). J’aurais bien hurlé de frustration, tiens, quand le récit fut coupé, me laissant imaginer ce que moi je voulais lire. Je ne saurai jamais s’ils ont fait plus... ou pas. Le genre de question existentielle qui me pourrit la vie.

Je serai critique envers notre pauvre Watson qui avait plus l’air d’un nigaud que d’un homme à l’intelligence normale. Là, je ne remercie pas les auteurs. Mycroft en sorte de comploteur me fit bien rire, surtout pour les réparties entre l’aîné et le cadet, bien qu’à la fin, je mélange parfois le film et le livre.

La petite révélation sur le mariage avorté de Holmes, à cause de sa fiancée qui était morte peu de temps avant la cérémonie, lui faisant dire de manière cynique que l’on ne pouvait pas faire confiance aux femmes, me fit hésiter entre le rire jaune et le rire franc. Vingt ans après, j’hésite toujours et je passe successivement de l’un à l’autre en y repensant.

La fin de l’enquête me laissa sur la partie charnue de mon anatomie : révélations ! Mince alors, je ne l’avais pas vue venir, celle là. Himmel gott !!

Même si ce n’était pas « mourir d’amour enchaîné », les chaînes des menottes restant dans les poches de Mycroft, cela y ressemblait très fort. Auf wiedersehen, Gabrielle...

La fin me laissa la larme à l’œil, Watson lisant les nouvelles à voix haute et Holmes lui demandant son flacon de cocaïne. Snif.

Quelques temps après avoir lu le livre, le film passait à la télévision, me remplissant de bonheur. Je l’ai encore regardé en février. Watson est toujours aussi nigaud, mais je ne regrette pas d’avoir lu le livre. Par contre, je me demande ce que j’en penserais en le relisant avec vingt ans de plus...

Malgré ses défauts, je lui donne une note favorable car je n'oublierai jamais la joie qui m'a envahit lorsque je tombai dessus. Ma Madeleine de Proust, en quelque sorte.

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