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Accueil » Critiques » La Maison de soie
La Maison de soie Critique de
La Maison de soie
par Anthony Horowitz
chez Calmann-Lévy
3 novembre 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
Au top ! Novembre 11, 2011

Ce pastiche, je le mets illico dans mon top five !
Canoniquement parlant, pas d'anacanonisme flagrant, mais je ne suis pas un spécialiste. Holmes et Watson ont le comportement qu'on attend d'eux, et on a le sentiment de retrouver deux amis, avec lesquels on se sent immédiatement en empathie, et, je dirai même plus, en sympathie. Les personnages qui gravitent dans cet univers (Mme Hudson, Mycroft, les BSI) sont conformes à ce qu'on en saitet à ce qu'on en attend. Quoique Mycroft, qui semble marcher sur des œufs quant à l'enquête que mène son frère et subir des pressions venues d'en haut, n'a pas vraiment l'attitude qu'on attend de quelqu'un qui est peut-être la personne la plus importante du royaume, le gouvernement en personne ! Quant à Lestrade, il se voit l'objet d'une sympathique réhabilitation que j'ai trouvée bienvenue, et on a même en guest star, Moriarty, qui apparaît anonymement (du moins pour le novice), de manière anecdotique et un peu gratuite, mais plutôt sympathique, apogée du clin d'œil, cerise sur le gateau, appelez ça comme vous voulez !
On n'a, par contre, pas droit à Irene Adler, à moins que quelque chose m'ait échappé....
L'intrigue, sans laquelle il n'y a pas de bons pastiches, tient la route et nous passionne, même si on pressent assez rapidement ce qu'est la fameuse "maison de la soie". La seule hésitation qu'on peut avoir quant à cette hâtive conclusion vient de ce que ce bouquin sort aussi, avec le même texte, dans une collection pour enfants. Une telle ignominie dans un bouquin lu par les 10/11 ans ? Et bien oui !
Horowitz n'est pas avare de clins d'œil et références, mais sans lourdeur, sans que l'on soit dans la démonstration scolaire d'une connaissance érudite du canon. Il sait introduire adroitement toute allusion de manière tout à fait adaptée, sans que le cours du récit s'en trouve entâché.
Quelques petits problèmes de datations, quelques incohérences peut-être dus au traducteur, d'autant que quelques phrases souffrent d'une claudication certaine, mais qui ne sauraient diminuer l'immense plaisir qu'on ressent à lire ce qui est pour moi un des meilleurs pastiches jamais écrit.
A l'opposé d'un très grand bouquin totalement déjanté comme 'L'instinct de l'équarrisseur", de Thomas Day, Horowitz nous montre que le classicisme donne aussi de grandes œuvres.
Les héritiers de SACD ont sûrement été satisfaits, puisqu'ils ont autorisé la publication. Qu'importe, l'essentiel est que nous le soyons.....

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