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Accueil » Critiques » L'Affaire des vierges de glace
L'Affaire des vierges de glace Critique de
L'Affaire des vierges de glace
par Sophie Bellocq-Poulonis
chez Oeil du Sphinx
16 décembre 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Brrrr ! Novembre 4, 2011

Un an après l'affaire de Jack l'éventreur, de sinistre mémoire, une nouvelle série de meurtres ensanglante Londres. Il n'en faut pas plus, bien sûr, pour que Sherlock Holmes et son inséparable Watson se mettent sur la piste du tueur. The game is affot, une fois de plus.
A l'actif de ce pastiche, on se doit de souligner qu'il est admirablement écrit, dans un style qui, sans être vieillot, respecte parfaitement les "canons" de l'écriture en usage au cours de la période durant laquelle officiait Conan Doyle et ne sacrifie jamais à la tentation d'introduire quelque tournure de phrase qui ramènerait, à son corps défendant, le lecteur à l'époque contemporaine.
Toujours à l'actif, une excellente connaissance du canon mais aussi de l'époque victorienne en général.
Au passif, hélas, nous avons droit à une intrigue qui, sans mauvais jeu de mot (ou avec, c'est selon) nous laisse... de glace.
Glissons rapidement sur les premiers chapitres sur lesquels l'ombre du ripper plane avec trop d'insistance et qui, de ce fait, nous entraînent, pour la énième fois en territoire archiconnu.
Par la suite, l'auteure semble privilégier la psychologie des personnages à l'histoire proprement dite qui peine à décoller et, jusqu'à la dernière page, à se révéler passionnante.
En soi, ce ne serait pas un réel handicap dans la mesure ou l'étude psychologique, assez poussée et sonnant plutôt juste, de notre détective préféré et de son compagnon pourrait se révéler aussi intéressante, sinon davantage, qu'une intrigue policière quelle qu'elle soit.
Hélas, l'auteure échoue au niveau de la gageure que Conan Doyle avait relevé haut la main: nous rendre sympathique et attachant un personnage qui, à la base, est plutôt imbuvable.
Imbuvable, le Sherlock Holmes qui nous est présenté ici l'est sans l'ombre d'un doute. Mais, à aucun moment il ne suscite notre sympathie.
Il en va, hélas, de même pour Watson.
Certes, les deux hommes livrent leurs pensées profondes et leurs sentiments (voire leur ressentiment), à la fois l'un à l'autre et au lecteur, tels qu'ils ne l'ont jamais fait au cours du canon mais, curieusement, ils nous restent étrangers, indifferents.
Les sous-entendus et les non-dits des textes originaux, infiniment moins démonstratifs, étaient finalement plus parlants et nous rendaient les personnages plus proches.
Bref, un pastiche à l'image de son titre: trop froid.

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