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Accueil » Critiques » Mémoires de Mary Watson
Mémoires de Mary Watson Critique de
Mémoires de Mary Watson
par Jean Dutourd
chez Flammarion
1 décembre 1980
» voir la fiche bibliographique
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
I'm a woman in love... Octobre 31, 2011

Bon, je me faisais une joie de commencer ce livre, mais j’avoue que les nonante premières pages furent soporifiques à souhait !

Pour vous les résumer, nous retrouvons, dans ces pages, Mary Morstan dès la fin de sa jeunesse, elle a vingt-sept ans. Nous faisons la connaissance de son père du temps de sa splendeur, nous visitons aussi une pension pour jeunes filles dans l’Ecosse profonde, nous rencontrons sa patronne, madame Forrester, ayant approché Napoléon III (rien que ça !)… sans oublier notre détective, son médecin préféré et l’horrible Moriarty…

Le seul inconvénient du roman réside donc uniquement dans ces nonante premières pages... J’avoue les avoir lu en diagonale. Le détective n’apparaissant pas avant la nonante-deuxième. Et encore, par le truchement de madame Forrester (une sacrée bonne femme, celle là !) qui raconte à Mary comment elle a fait la connaissance du détective lors du vol de son oeuf de Fabergé contenant des lettres d’un dignitaire français (le fameux Napoléon III). Jusque là, ce fut long et dur... Je parle de ma lecture, bien entendu !

Ouf, à la page cent, Mary arrive chez Holmes et croise le regard de Watson. Chabadabada, chabadabada... Une femme amoureuse, tout simplement !

Pour le reste, les détails de l’enquête que l’on a pu lire dans le canon n’ont aucune importance. L’intérêt du livre réside dans la manière de combler les vides laissés par Sir Arthur Conan Doyle et Dieu sait qu’il y en a, des vides. Ne cherchez pas d’histoire policière, il n’y en a pas. Quoique, l’intrigue existe bien et nous la connaissons. Mais puisque Mary nous fait partager ses états d’âmes amoureux envers le bon docteur, toute la partie enquête, à proprement dite, est passée sous silence.

Par contre, nous apprendrons que Watson donna son premier manuscrit à Oscar Wilde lui-même qui sera dithyrambique à son sujet, que le premier prénom que Holmes avait donné à la comtesse était « Jeremy » et que c’est Watson qui l’a rebaptisé « Sherlock » en écrivant son roman. Holmes devait donc la vie à son père, Watson ! Wilde nous expliquera que au fur et à mesure, Holmes se mettra à ressembler à son personnage, au point que s’il voulait se marier, il ne le pourrait pas, ligoté à son caractère, enfermé dans son destin, enchaîné par son personnage que Watson vient de créer, devenant la caricature de lui-même. J’avoue que ce passage de Wilde m’a fait sourire.

Vous aurez droit aussi à la biographie complète de Moriarty, faite par Holmes, juste après qu’ils aient fait leur entrée, côte à côte, dans le salon de madame Forrester. Oui, vous avez bien lu... Ensuite, Holmes leur expliquera comment Moriarty a rencontré le colonel Moran et comment ces deux âmes damnées se sont retrouvées impliquées dans la récupération du trésor d’Agra qui gisait dans le grenier de Bartholomew Sholto. Un petit arrangement par rapport à l’original.

Au final, Holmes repart seul, Watson restant avec Mary Morstan.

Même si le livre est un peu barbant au départ, il vaut la peine d’être lu, ne fut-ce que les bons moments que j’ai passé en sa compagnie ensuite...


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