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Accueil » Critiques » Les Archives alsaciennes de Sherlock Holmes
Les Archives alsaciennes de Sherlock Holmes Critique de
Les Archives alsaciennes de Sherlock Holmes
par Christine Muller
chez Le Verger
1 octobre 2011
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
On peut s'en passer.... Octobre 30, 2011

J'ai reposé ce recueil de huit nouvelles avec l'impression pénible d'avoir lu un dépliant publicitaire vantant les charmes de l'Alsace. Anecdotes intéressantes (on apprend l'origine pittoresque du nom "Petite France" donné à un quartier de Strasbourg), visites guidées, et même recettes de cuisine.....
En soit, ce n'est pas rhédibitoire....
Mais hélas, hélas, les intrigues sont assez pauvres et peu originales, le hasard tient une grande part dans leur déroulement et leur conclusion, et les déductions holmésiennes sont bien souvent peu cohérentes.
Alors que ces récits se veulent placés dans l'ombre tutélaire de ACD, Holmes est peu canonique. Il est fade, entièrement empêtré dans le carcan étroit des conventions et des usages victoriens, manquant d'originalité, étrangement transparent. Watson est dépeint avec plus d'épaisseur, tout en souffrant souvent aussi d'irréalité.
A noter d'ailleurs que les personnages féminins sont souvent plus intéressants que les personnages masculins, en majorité caricaturaux, grotesques ou pour le moins peu sympathiques. (Ch. Muller est l'auteur d'un bouquin sur les "Femmes d'Alsace", est-ce une explication ?)
L'auteur connait bien le canon, elle veut nous le montrer, elle saupoudre donc ses récits de références et clins d'œil, d'une manière un peu scolaire et pour tout dire artificielle, qui me font l'effet d'être des "exercices imposés".
Autre point négatif, Ch. Muller prête parfois à Holmes un comportement incohérent : par exemple, il s'indigne parce qu'une personne, simple d'esprit, est née comme lui un 6 janvier (p 160). Ou il remarque, comme si c'était peu courant, que la porte d'une chambre donne sur un couloir (p 219). Ajouté à son idiosyncrasie défaillante, ça le rend peu crédible.
Enfin, l'auteur abuse des références à la cocaïne, selon que Holmes en use ou fasse abstinence (combien d'allusions -trop- à l'étui de maroquin vert où il range son petit flacon de solution à 7%), de même qu'elle use et abuse du terme "logicien" pour qualifier le détective, sans doute a-t-elle lu Lacassin.
L'écriture, simple, est agréable et ce recueil se lit sans déplaisir, sinon avec passion, mais on peut s'en passer

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