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Accueil » Critiques » Quel jour sommes-nous, Watson ?
Quel jour sommes-nous, Watson ? Critique de
Quel jour sommes-nous, Watson ?
par Jean-Pierre Crauser
chez Mycroft's Brother
1 décembre 2005
» voir la fiche bibliographique
par
Monique Claisse
Ses autres critiques
La datation sans pleurs Janvier 31, 2011

La datation sans pleurs, comme on intitulait autrefois un manuel "le latin sans pleurs". La plus grande partie du livre est à consulter plutôt qu'à lire d'une traite : les aventures sont analysées une à une du point de vue de leur datation dans leur ordre chronologique. Jean-Pierre Crauser s'appuie sur les faits cités par Watson, comme un entrefilet paru dans le journal de Genève du 06-05-1891, sur les calendriers de l'époque qui permettent de savoir quel jour correspondait à quelle date, sur les indications données dans les récits quant au lever et au coucher du soleil et aux phases de la lune, sur la date d'entrée en vigueur de tel tarif postal mentionné par Holmes, ou celle de la première parution d'un journal cité dans une histoire, etc...C'est un travail qui implique qu'un grand nombre d'informations précises aient été collectées. Mais l'érudition et les raisonnements pointus n'excluent pas l'humour, comme lorsque l'auteur explique les erreurs manifestes de Doyle en invoquant l'écriture détestable de Watson qui aurait été mal déchiffrée par l'imprimeur. Jean-Pierre Crauser règle d'une manière qui m'a paru convaincante l'irritant problème des mariages de Watson. J'ai bien aimé le préambule où il expose les règles de sa méthode, la dernière consistant à enfreindre au moins une fois chacune des précédentes! Aucune pédanterie donc dans ce "Discours de la méthode". Mon chapitre préféré est celui qui porte sur "Une Etude en rouge"; les incohérences et le caractère hétéroclite du récit y sont fort bien analysés. Mais au lieu d'en conclure que Conan Doyle a écrit là une oeuvre composite, J.P Crauser démontre que l'histoire a eu deux auteurs associés et complices, Doyle et Watson. La démonstration est à la fois logique et d'une fantaisie très réjouissante; l'auteur étant parti du postulat que Watson n'était pas un être fictif mais un narrateur réel, il ne pouvait pas en être autrement: raisonnement impeccable aboutissant à une conclusion fantaisiste, selon laquelle Doyle s'est attribué la paternité de l'oeuvre de Watson, qui y trouvait aussi son compte. Le chapitre sur "Une étude en rouge" justifierait à mon avis à lui seul la lecture du livre...

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