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Accueil » Critiques » Le rat géant de Sumatra
Le rat géant de Sumatra Critique de
Le rat géant de Sumatra
par Richard L. Boyer
chez Mycroft's Brother
1 mars 2003
» voir la fiche bibliographique
par
Monique Claisse
Ses autres critiques
Une lecture captivante Décembre 10, 2010

"Le Rat géant de Sumatra" se lit vite et avec plaisir. L'intrigue est nourrie (elle contient deux affaires criminelles qui se révèlent n'en former qu'une seule)et ne comporte pas, à mon avis, de temps mort. L'action démarre très rapidement et très fort: dès les premières pages, un formidable incendie, un meurtre spectaculaire. On trouve dans ce livre tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un pastiche holmésien: de la déduction, de l'action physique, du suspense, et comme dans "Le Chien des Baskerville", une atmosphère effrayante et fantastique, ce dernier élément se révélant finalement illusoire, rationalisme oblige.Holmes et Watson m'ont paru, pendant une bonne partie du livre, presque plus guindés et conformistes que nature, ce qui n'est peut-être qu'une impression tout à fait subjective. Mais vers la fin de l'histoire, ils se dégèlent, et la manière dont ils se comportent l'un envers l'autre rappelle agréablement leur attitude dans "Les trois Garridebs". L'explication finale, qui nous révèle l'auteur des crimes et ses mobiles, ne m'a pas convaincue à cent pour cent. Certes, Richard L. Boyer connaît parfaitement le récit de Conan Doyle auquel il se réfère , et rien de ce qu'il dit n'est en contradiction avec le contenu de ce dernier. Mais faire du criminel un détraqué me paraît une solution un peu contestable car trop commode: on peut attribuer à un fou un comportement extraordinaire et aberrant sans autre justification que sa folie même.La solution à mon avis un peu décevante de l'énigme ne m'a pas gênée outre mesure, et ne m'a pas empêchée de lire "Le Rat géant de Sumatra" avec beaucoup de plaisir; j'ai trouvé intéressant de voir comment Richard Boyer et Paul Gilbert (Sherlock Holmes and the Giant Rat of Sumatra), partis de la même idée et quasiment du même titre, avaient abouti à des récits extrêmement différents, mais tous deux bien faits et captivants.

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